Fin de la prise d'otage au centre pénitentiare d'Alençon

PRISON Deux détenus armés d'un couteau artisanal ont retenu pendant plusieurs heures le gardien dans la zone «sociale» de l'établissement lundi en fin de journée...

Bérénice Dubuc avec AFP

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Un surveillant pénitentiaire ferme une porte à la prison d' Alençon-Condé-sur-Sarthe le 30 avril 2013.
Un surveillant pénitentiaire ferme une porte à la prison d' Alençon-Condé-sur-Sarthe le 30 avril 2013. — AFP PHOTO CHARLY TRIBALLEAU

Une fin heureuse après de longues heures d'inquiétude. Le surveillant pris en otage depuis 16h46 à la maison centrale d'Alençon-Condé sur Sarthe, dans l'Orne, a été libéré peu avant 21h, selon le site du quotidien Ouest France. «Notre collègue a été relâché vers 21h, apparemment il n'est pas blessé», a confirmé à l'AFP Nicolas Santini, secrétaire local du syndicat FO.

Dans l'après-midi, Anne-Sophie Cortinovis, porte-parole de la Direction interrégionale pénitentiaire Ouest, avait indiqué à l'AFP qu'«un surveillant est tenu en otage par deux individus dans la zone sociale» de l'établissement, où se trouvent la bibliothèque et les salles de cours. L'Équipe régionale d’intervention et de sécurité (Eris, le GIGN de la pénitentiaire) «est arrivée sur place et nous espérons un dénouement rapide», avait ajouté Anne-Sophie Cortinovis.

Selon Orne Hebdo, les deux détenus avaient fabriqué une arme blanche artisanale et demandaient leur transfèrement dans un autre établissement pénitentiaire. Le personnel administratif avait été évacué.

Plusieurs incidents depuis l'ouverture en mai 2013

La maison centrale d'Alençon-Condé sur Sarthe a accueilli ses premiers détenus le 29 mai dernier, après avoir été inaugurée par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, en avril, rappelle le site Internet de France 3, qui souligne que «depuis son ouverture, plusieurs incidents ont émaillé la vie de l'établissement», à tel point qu'en septembre, Force Ouvrière a demandé le déploiement des Eris sur le site.

«Il nous faut 50 postes de surveillants supplémentaires pour pouvoir assurer notre mission dans des conditions acceptables de sécurité», a expliqué à l'AFP Emmanuel Baudin, secrétaire régional de FO pénitentiaire. L'établissement compte 177 salariés et accueille 70 détenus condamnés à des peines longues et, pour certains, réputés difficiles.

Le 16 décembre, une vingtaine d'entre eux s'étaient brièvement rebellés, demandant à pouvoir circuler librement d'une cellule à l'autre comme il est d'usage dans d'autres centrales. Deux jours plus tard, une cinquantaine de surveillants avaient manifesté à Alençon pour dénoncer leurs conditions de travail.