Damas dément toute implication dans l’attentat meurtrier de Beyrouth

avec AFP

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Un attentat à la voiture piégée a tué cinq personnes, dont un proche de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, le 27 décembre 2013 à Beyrouth (Liban).
Un attentat à la voiture piégée a tué cinq personnes, dont un proche de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, le 27 décembre 2013 à Beyrouth (Liban). — Bilal Hussein/AP/SIPA

Le régime syrien a démenti vendredi toute implication dans l'attentat à Beyrouth qui a coûté la vie à un homme politique libanais hostile à Damas, Mohammad Chatah, rejetant les accusations lancées par le camp de la victime.

«Ces accusations arbitraires et sans discernement émanent de haines politiques», a affirmé le ministre syrien de l'Information Omrane al-Zohbi, cité par l'agence officielle Sana.

Un meurtrier «assoiffé de sang»

Plus tôt, la coalition libanaise hostile au régime syrien avait mis en cause le pouvoir à Damas et son allié, le Hezbollah chiite. «Le meurtrier est le même, celui qui est assoiffé de sang syrien comme du sang libanais (...) de Beyrouth, à Tripoli (...) à l'ensemble du Liban, le meurtrier est le même, lui est ses alliés libanais, de Deraa, à Alep, à Damas, à toute la Syrie», a affirmé l'ex-Premier ministre Fouad Siniora en lisant un communiqué de la coalition dite du «14 mars».

Il faisait référénce au régime de Bachar al-Assad, engagé dans une guerre sanglante contre une rébellion qui cherche à le renverser depuis plus de deux ans et demi.

Damas, et son allié le Hezbollah, sont également accusés par la coalition du 14 mars d'être derrière l'assassinat de huit personnalités hostiles au régime, dont notamment l'ex-dirigeant Rafic Hariri.

Le meurtrier «vise les héros du Liban»

Une série d'attentats avait coûté la vie à huit hommes politiques et journalistes hostiles au régime d'Assad de 2005 à 2012.

«Le meurtrier est le même, il vise les héros du Liban (...) deux semaines avant le début (du procès) au Tribunal spécial pour le Liban (TSL)» en charge d'identifier et de juger les assassins du dirigeant Rafic Hariri, tué en 2005, poursuit le communiqué.

Cinq membres du Hezbollah sont inculpés par le TSL, une instance internationale, dans cette affaire. Le parti chiite refuse de les remettre à la justice, alors que le procès de quatre d'entre eux doit commencer le 16 janvier à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye. La coalition du 14 mars a réclamé que le dossier de l'assassinat de Mohammad Chatah soit transféré au TSL, comme celui de Rafic Hariri et des autres personnalités libanaises assassinées depuis 2005.