Réveillons à la bougie après le passage de «Dirk»

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Réveillon à la bougie pour Christian et Marie-Thérèse le 24 décembre 2013 à Guengat en Bretagne
Réveillon à la bougie pour Christian et Marie-Thérèse le 24 décembre 2013 à Guengat en Bretagne — Fred Tanneau AFP

Des milliers de personnes ont dû passer mardi un réveillon à la bougie après le passage de la perturbation Dirk, 82.000 foyers étant encore privés d'électricité dans la soirée, principalement dans l'Ouest, tandis que le coup de vent atteignait progressivement l'est du pays.

En début de journée, ERDF avait comptabilisé 240.000 foyers non alimentés dans les régions Ouest.

La rafale de vent la plus puissante enregistrée mardi a atteint 228 km/heure, à Larrau-Iraty (Pyrénées-Atlantiques), «un endroit très ventilé», selon Météo France, situé à 1.400 m d'altitude. Mais les météorologues ont observé aussi 211 km/h au Pic du Midi (Hautes Pyrénées), à 2.900 m, et même 144 km/h à la tour Eiffel.

Globalement, depuis mardi matin, le coup de vent a abandonné l'ouest de la France pour se déplacer vers l'est et, en début de soirée, les vents les plus violents étaient enregistrés de part et d'autre d'une ligne allant de Champagne-Ardennes à la Méditerranée en empruntant la vallée du Rhône.

Signe de cette évolution, mardi, en début d'après-midi, le trafic a repris à l'aéroport de Lille-Lesquin après une interruption toute la matinée en raison des vents violents, selon la direction. En revanche, l'A40 était coupée dans l'Ain entre Bourg-en-Bresse et Annemasse (Haute-Savoie) en raison du risque de chute d'un portique autoroutier.

Météo-France a levé mardi à 23H00 la vigilance orange «vent fort» sur les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées. Cette même alerte concernait toujours les dix départements de Rhône-Alpes (excepté les Savoies), la Saône-et-Loire, le Jura et la Côte-d'Or, jusqu'à mercredi 06H00 du matin.

La vigilance orange «vagues-submersion», lancée mardi après-midi sur les côtes des Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes, devait durer la journée de mercredi.

Enfin, quatre départements de Paca - les Alpes-de-Hautes-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes et le Var - resteront en vigilance orange pour fortes pluies mercredi de 00H00 à 19H00.

Quant à la Bretagne, frappée la première par ce coup de vent, elle est désormais placée en vigilance orange «crues» pour le Finistère - en particulier Morlaix mais aussi Chateaulin et Quimperlé -, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine. Dans le Sud, le Var est également concerné par cette mesure.

Dans les Pyrénées, par précaution, la plupart des stations de ski ont fermé leur domaine en raison des rafales de vent. Dans les Alpes en revanche, les stations de ski sont restées ouvertes, selon Savoie-Mont-Blanc, à l'exception de la station du Col du Rousset (Drôme) qui a choisi la prudence. Mais en Rhône-Alpes, les parcs et marchés de Noël ont été fermés par précaution et, en Bourgogne, à Dijon, la traditionnelle «descente du Père Noël» sur la place de la mairie a été annulée.

Un marin disparu au large de la Bretagne

Un marin russe est porté disparu en mer sans témoin, au large de la Bretagne. Dans le Calvados, un enfant de 12 ans a été tué par l'écroulement d'un mur qui est «peut-être en lien», mais sans «certitude», avec le coup de vent, selon le parquet de Caen.

Le skipper suisse Bernard Stamm et son coéquipier, qui étaient en difficulté au large de la pointe sud-ouest de l'Angleterre, ont été secourus par un navire norvégien mardi matin. La tempête a fait au moins deux morts en Grande-Bretagne.

Par ailleurs, dans la nuit de lundi à mardi, un porte-conteneurs a perdu 79 conteneurs dans l'Atlantique, à environ 200 milles nautiques au large de Penmarc'h (Finistère). Le navire, le «Cosco Nagoya» battant pavillon panaméen, fait route vers Le Havre pour réarrimer sa cargaison, selon la préfecture maritime de l'Atlantique.

Sur le terrain, des centaines de salariés d'ERDF étaient à pied d'oeuvre pour tenter de rétablir l'électricité.

En début de soirée, le gestionnaire des réseaux électriques de proximité comptabilisait encore 82.000 foyers sans courant, dont 57.000 en Bretagne.