Les sages-femmes votent la poursuite de la grève

SANTE La ministre a évoqué un statut de praticien en maïeutique parmi les personnels médicaux à l'hôpital...

avec AFP

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Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé dans son bureau à Paris le 17 octobre 2012.
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé dans son bureau à Paris le 17 octobre 2012. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les sages-femmes ont voté ce vendredi la poursuite de la grève. Auparavant, le collectif de sages-femmes a pourtant salué  une «réelle avancée» lors de la table ronde avec la ministre de la Santé Marisol Touraine, estimant que leur demande allait «enfin» être discutée à l'avenir.

 

«La grève va se poursuivre», mais «elle doit continuer avec responsabilité pour que la sécurité des patientes et des nouveau-nés soit optimale», a expliqué Adrien Gandois, porte-parole du collectif des sages-femmes, à l'origine de la grève, tout en évoquant «une certaine ouverture» de la part du ministère.

«Notre revendication d'intégrer les personnels médicaux à l'hôpital a été entendue puisque nous allons travailler avec ces professionnels médicaux autour de la table», a déclaré à la presse ce vendredi Caroline Raquin, présidente de l'organisation nationale syndicale des sages-femmes et membre du collectif.

Marisol Touraine a décidé de prolonger la concertation sur le statut des sages-femmes jusqu'à fin mars, faute de consensus entre les organisations participant à la concertation.

Le choix de rester dans la fonction publique ou d'en sortir mis sur la table

Selon Caroline Raquin, la ministre a fait une «réelle avancée» lors de la table ronde en évoquant un statut, hors fonction publique, de praticien en maïeutique parmi les personnels médicaux à l'hôpital (médecins, pharmaciens ou dentistes).Elle laisserait aussi aux sages-femmes le choix de rester dans la fonction publique ou d'en sortir.

«On a la sensation d'avoir enfin été entendues et ça, ça enlève un gros poids et je pense que ça va faire un peu de bien aux sages-femmes», a dit Caroline Raquin. «Cela ne veut pas dire que c'est gagné, absolument pas, rien n'a été décidé mais enfin on va pouvoir travailler sur notre proposition», a-t-elle ajouté.

Une assemblée générale est prévue en début d'après-midi pour décider de la suite du mouvement.