Assassinat de Me Sollacaro: Jacques Santoni mis en examen

JUSTICE Il est présenté comme le chef de la bande du Petit Bar...

avec AFP

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Antoine Sollacaro à Ajaccio, le 14 mars 2009.
Antoine Sollacaro à Ajaccio, le 14 mars 2009. — BELZIT JEAN-PIERRE/SIPA

Jacques Santoni, présenté comme le chef supposé de la bande dite du Petit Bar à Ajaccio (Corse-du-Sud), a été mis en examen ce jeudi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'avocat Antoine Sollacaro, a-t-on appris de source judiciaire.

Entendu dans un hôpital de la région parisienne en raison de son état de santé, il a été mis en examen du chef d'association de malfaiteurs en vue d'un assassinat en bande organisée, et placé sous contrôle judiciaire, son état de santé --il est tétraplégique depuis un accident de moto en 2002-- ne permettant pas une détention en prison.

Santoni est la cinquième personne mise en examen dans cette enquête instruite par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

Proches de l'ancien parrain

André Bacchiolelli et Mickaël Ettori sont mis en examen pour assassinat. Pascal Porri, mis en examen pour association de malfaiteurs, est soupçonné du recel de la moto qui a servi à l'assassinat et qui a été retrouvée incendiée. Emile Mela a également été mis en examen pour association de malfaiteurs.

Ils sont tous les quatre présentés par les policiers comme des membres de la bande du Petit Bar, du nom d'un ancien café du centre d'Ajaccio, dont Jacques Santoni serait le chef présumé.

Elle réunit des proches de l'ancien parrain présumé du sud de l'île, Jean-Jé Colonna, mort dans un accident de voiture en 2006, et de son «héritier», Ange-Marie Michelosi, assassiné en 2008.

Pas de «complicité» pour son avocat

Ancien bâtonnier de Corse, Antoine Sollacaro avait été assassiné dans une station-service de la route des Sanguinaires à Ajaccio le 16 octobre 2012.

L'avocat de Jacques Santoni, Me Pascal Garbarini, du barreau de Paris, a déclaré à l'AFP que son client niait «toute implication» dans ce dossier. «Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs et pas du tout pour complicité. D'ailleurs, on ne lui a posé aucune question concernant l'assassinat de Me sollacaro», a-t-il ajouté.