Les deux plaignantes font appel de l'ordonnance de non-lieu dans l'affaire Tron

JUSTICE Les plaignantes se disent révoltées de la décision...

avec AFP

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L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron.
L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron. — MEIGNEUX / SIPA

Les avocats des deux plaignantes accusant Georges Tron de viols et d'agressions sexuelles ont fait appel de l'ordonnance de non-lieu dont a bénéficié l'ex-secrétaire d'Etat délivré par des magistrats d'Evry, ont-ils indiqué jeudi à l'AFP.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris se penchera donc dans les mois qui viennent sur ce sulfureux dossier qui a abouti le 10 décembre, après deux ans et demi de procédure, à une ordonnance de non-lieu qui blanchit Georges Tron et une adjointe à la Culture.

"Révoltés" par cette décision, Me Vincent Ollivier, avocat de Virginie Faux et Me Yael Mellul, conseil d'Eva Loubrieu avaient indiqué vouloir faire appel de cette ordonnance, immédiatement après qu'elle eut été rendue publique. "Ma cliente épuisera toutes les voies de recours", a indiqué Me Vincent Ollivier.

Tron dénonce un complot fomenté par l'extrême droite

"Les juges n'ont semblé accorder de l'importance qu'à la seule parole de Georges Tron. Des problématiques comme celles de la contrainte moral ou de la subornation de témoins, n'ont pas été prises en compte", a observé Me Mellul.

Les juges avaient suivi le non-lieu requis par le parquet mi-mai.

Accusé de viols et agressions sexuelles par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne), sur fond de tensions politiques locales, Georges Tron, avait été contraint à la démission en mai 2011, de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Il dénonce depuis son non-lieu un complot fomenté par l'extrême droite dans l'objectif de briser sa carrière d'élu.