Le PV de stationnement, enjeu des municipales

Alexandre Sulzer

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110 000 PV par an pour stationnement non acquitté sont dressés à Strasbourg.
110 000 PV par an pour stationnement non acquitté sont dressés à Strasbourg. — G. varela / 20 Minutes

Haro sur la dépénalisation du PV de stationnement. Cette proposition de loi, adoptée jeudi par l’Assemblée nationale, permettrait aux maires de fixer eux-mêmes le montant des amendes aujourd’hui fixées à 17 euros.

Selon nos informations, l’association 40 millions d’automobilistes, vent debout contre le projet qui risque, selon elle, d’augmenter le montant des PV, lance ce vendredi soir un site www.monmairesengage.com. Y sera publiée la liste des maires qui s’engageront à baisser le prix des PV. Pour l’heure, seule la sénatrice-maire (UMP) de Calais Natacha Bouchart se serait engagée à fixer le montant à 11 euros ainsi que le maire de Sète (Hérault) François Commeinhes qui n’a pas précisé le nouveau tarif.

«Il faut mobiliser les élus»

«On veut faire de cette question l’un des enjeux des élections municipales de 2014, assume Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes. Il faut mobiliser les élus contre ce mauvais texte. 40 millions d’automobilistes, ce sont 40 millions d’électeurs. Il faut qu’ils s’engagent.» Un courrier sera envoyé à l’ensemble des 36.000 maires de France.

Selon lui, la proposition de loi du sénateur (PS) Jean-Jacques Filleul (PS) «ouvre la porte à des dérives» avec un objectif: «taxer toujours plus». Pourtant, le montant maximal du PV de stationnement ne pourra pas être supérieur au forfait journalier d’une place de stationnement.

«On met la logique de rentabilité de la sanction avant la politique de stationnement», s’énerve Pierre Chasseray qui dénonce aussi la possibilité qu’auront les maires de faire appel à une délégation de service public pour la verbalisation. «Si la collectivité locale privatise, cela prouve qu’il faut qu’on est rentré dans une logique de rentabilité», s’inquiète Pierre Chasseray.