Maison de retraite: L'aide-soignante mise en examen pour empoisonnements

JUSTICE Une aide-soignante à Chambéry est accusée d'avoir empoisonné six personnes...

20 Minutes avec AFP
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Une aide-soignante d'une maison de retraite près de Chambéry  a été mise en examen pour six empoisonnements, a annoncé jeudi 12 décembre 2013 la  vice-procureure Dietlind Baudoin.
Une aide-soignante d'une maison de retraite près de Chambéry a été mise en examen pour six empoisonnements, a annoncé jeudi 12 décembre 2013 la vice-procureure Dietlind Baudoin. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Une  aide-soignante d'une maison de retraite près de Chambéry a  été mise en  examen pour six empoisonnements et trois tentatives  d'empoisonnement sur  des personnes vulnérables, a annoncé jeudi la  vice-procureure Dietlind  Baudoin.

Cette femme de 30 ans, employée de l'établissement depuis  l'été  2012, a administré un «cocktail de psychotropes» à neuf  pensionnaires,  qui «n'étaient pas en fin de vie», a indiqué le parquet. Aucun autre cas d'empoisonnement n'est suspecté par les enquêteurs à ce stade, selon le parquet.

«Les victimes n'étaient pas en fin de vie»

Les décès sont survenus depuis début octobre à  l'Etablissement  hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) du  Césalet, à  Jacob-Bellecombette, qui dépend du centre hospitalier de  Chambéry. Les victimes étaient octogénaires et «en bonne santé, avec  les  fragilités liées à leur âge», «elles n'étaient pas en fin de vie», a   souligné la vice-procureure, ajoutant que la suspecte avait reconnu   avoir administré des substances pour «soulager leurs souffrances», sans   parler d'euthanasie.

Placée en garde à vue mardi par la police judiciaire,   l'aide-soignante, qui s'est beaucoup occupée de sa mère décédée   récemment, était initialement soupçonnée d'avoir empoisonné une   pensionnaire de 84 ans qui a sombré brutalement dans le coma le 27   novembre avant de mourir deux jours plus tard.

Des analyses toxicologiques ayant révélé un taux anormal de   psychotropes, la direction du centre hospitalier de Chambéry avait   alerté la justice.