Pollution: Ce qu’il faut savoir sur les particules fines

Oihana Gabriel (avec AFP)

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Deux associations surveillent aujourd'hui la pollution dans la région.
Deux associations surveillent aujourd'hui la pollution dans la région. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Qu’est-ce que les particules fines?

Il existe deux catégories de particules. Invisibles à l’œil nu, ces micropoussières sont calculées en micromètre (µm, un million de fois plus petit qu'un mètre). Sur son site, Airparif, organisme de mesure de la pollution en Ile-de-France, décrit ces deux familles de particules: Les particules PM10, de taille inférieure à 10 µm (6 à 8 fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu) pénètrent dans l'appareil respiratoire. Les particules fines ou PM2,5, inférieures ou égales à 2,5 µm (comme les bactéries) peuvent se loger dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires (alvéoles).

Quelles régions sont concernées ce jeudi?

Le niveau d'alerte le plus élevé à la pollution aux PM 10 (particules au diamètre inférieur à 10 microns) est déclenché en Ile-de-France et Rhône-Alpes, ainsi que dans les Bouches-du Rhône, le Vaucluse, l'agglomération de Lourdes, l'Oise, et localement en Haute-Normandie et en Alsace, selon les organismes régionaux chargés de la qualité de l'air.

Jusqu’à quand cet épisode va-t-il durer ?

Cette pollution «devrait perdurer encore plusieurs jours sous l'effet des conditions anticycloniques et des températures basses», a souligné le ministère de l’Ecologie dans un communiqué, indiquant que les concentrations de PM 10 devraient ensuite baisser grâce à une légère dégradation météorologique attendue à partir de vendredi après-midi.

Quand déclenche-t-on une alerte ?

Plusieurs niveaux ont été créés. A partir de 50 microgrammes par mètre cube d’air, une procédure l’information est lancée. L’alerte est déclenchée à partir d'une concentration de 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air.

Pourquoi ces épisodes de pollutions aux particules sont fréquents en hiver ?

Le taux de PM10 augmente souvent en hiver à cause du chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul. Mais cette pollution peut être aggravée par la météo, notamment avec une atmosphère très stable (ni vent, ni pluie) souvent défavorable à la dispersion des polluants.

Ils sont également favorisés par un phénomène dit d'«inversion de température». En situation normale, la température de l'air diminue avec l'altitude et l'air chaud contenant les polluants tend à s'élever naturellement. En situation d'inversion de température, avec le sol qui se refroidit notamment pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés sous un effet de «couvercle» d'air chaud.