Transports en commun en Ile-de-France: Valérie Pécresse «pour le gel symbolique des tarifs»

TRANSPORTS La Conseillère régionale UMP souhaite également la mise en place d'un bonus-malus, qui viserait les transporteurs...

Propos recueillis par Mathieu Gruel
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Valerie Pécresse, présidente du groupe UMP au Conseil Régional d'Ile de France, dans son bureau au Conseil régional, rue de Babylone à Paris, le 12 septembre 2012
Valerie Pécresse, présidente du groupe UMP au Conseil Régional d'Ile de France, dans son bureau au Conseil régional, rue de Babylone à Paris, le 12 septembre 2012 — ERIC BAUDET/JDD/SIPA

Une hausse qui ne passe pas. Alors que les tarifs des transports en commun francilien devraient augmenter en moyenne de 3% à partir de janvier 2014, Valérie Pécresse, député des Yvelinnes et présidente du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France tance cette nouvelle hausse et demande un gel symbolique des tarifs pour 2014.

Comment accueillez-vous de cette hausse de 3 %?

Je dénonce une explosion des tarifs, dans une période où le pouvoir d'achat est en baisse. En trois ans, les prix ont augmenté, pour le forfait Navigo zone 1 et 2, de plus de 10 euros par mois et jusqu’à 13,70 euros en zone 1-4! Cette augmentation vient s’ajouter au ras-le-bol fiscal des Franciliens. C'est pourquoi je propose un gel symbolique des tarifs pour 2014 et la mise en place d'un bonus-malus spécifique sur la régularité des transports. [Avec le système de malus actuel, multicritère, 6 millions d’euros de pénalités ont été infligés à la RATP et 11 millions pour la SNCF en 2013].

Comment ce bonus-malus se mettrait-il en place?

Ce bonus-malus doit prendre en compte spécifiquement la question de la régularité des trains aux heures de pointe. Si on augmente les tarifs, il faut une amélioration du service rendu, sinon on ne peut pas demander aux Franciliens de payer plus.

Ce que vous proposez ne pèserait-il pas sur les investissements, pourtant nécessaires à l'amélioration des infrastructures?

Non, il est possible de geler les tarifs sans réduire les investissements. Il faut renégocier avec les transporteurs pour qu’ils ne répercutent pas la hausse de TVA alors que la SNCF bénéficie du crédit impôt compétitivité emploi et faire en sorte que toutes les taxes nouvelles encaissées par la Région, et destinées aux transports, soit réellement réinvesties dans les transports. Ce qui n'est pas le cas aujourd’hui.