Il en connaît un rayon sur les vélos “rétro"

COMMERCE A Montpellier, Antoine Serny s'est spécialisé dans la réparation et la revente de vieilles bicyclettes des années 1950 à 1990...

A Montpellier, Nicolas Bonzom

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Antoine Serny, 32 ans, répare de vieux modèles de vélos.
Antoine Serny, 32 ans, répare de vieux modèles de vélos. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse / 20 Minutes

“Salut Antoine! Mon dérailleur fait un bruit bizarre, j’ai peur que la chaîne casse!”, s’exclame une jeune femme, dans l’entrebâillement de la porte, sa “bécane” mauve à la main. Antoine Serny vient d’ouvrir la boutique Au Bon Vélo, dans la rue Saint-Guilhem, à Montpellier. Cet Héraultais de 32 ans, diplômé en commerce, achète, “retape” et revend de vieilles bicyclettes des années 1950 à 1990. “J’ai travaillé, auparavant, dans un grand magasin de sport, confie-t-il. Ils refusaient des réparations, parce que les vélos étaient trop vieux. Ça m’a donné envie d’ouvrir mon atelier spécialisé.”

“De supers bons vélos dans les garages de nos grands-parents”

Sous les doigts d’Antoine, une bicylette Peugeot d’après-guerre ou un vélo de course Jacques Anquetil des années 1970, usés par le temps, redeviennent des moyens de transports sûrs et modernes en conservant l’esprit “rétro”. “Cela permet d’avoir de la bonne qualité d’une autre époque avec des freins ou des pneus neufs, à un prix très intéressant, reprend le jeune chef d’entreprise. Sans le savoir, nous avons tous de supers bons vélos dans les garages de nos grands-parents.”

Pièces de collection

Pour rouler sur de vieilles Motobécane ou Gitane, en toute sécurité, il faut compter entre 120 et 220 euros environ, et jusqu’à 600 euros pour les gros travaux. “Quand je vends un vélo, le plus important est de discuter avec le client, pour savoir l’utilisation qu’il projette”, souligne Antoine Serny. Dans son atelier, une dizaine de vieilles pièces de collection attendent de subir un petit lifting, avant de reprendre la route.