Braqueur tué dans la Marne: «Rien ne justifie ça», lâche le bijoutier

FAITS DIVERS Selon les premiers éléments de l’enquête, le bijoutier qui avait une autorisation préfectorale pour détenir un pistolet automatique, a tiré quatre fois...

M.B.

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La bijouterie braquée de Sézanne (Marne), le 29 novembre 2013.
La bijouterie braquée de Sézanne (Marne), le 29 novembre 2013. — ALAIN JULIEN / AFP

Eric Bey livre sa version des faits. Le bijoutier qui avait tué jeudi avec un pistolet un braqueur récidiviste  dans son commerce à Sézanne (Marne) a été remis en liberté a l'issue de sa garde à vue samedi, avant d’être convoqué ultérieurement devant un juge.

A Lille, dans le cabinet de son avocat, Eric Dupond-Moretti, il a expliqué à La Voix du Nord et à Europe 1 son geste : «Il me saute dessus, il sort une arme de je ne sais où tout en me poussant. J'ai alors fait marche arrière. Dans le même temps, j'ai vu le canon de l'arme sans savoir exactement ce que c'était parce que ça allait vraiment très vite et j'ai continué à faire marche arrière. J'ai pu sortir mon arme, l'armer et à ce moment-là, il continue a venir sur moi, et donc, j'ai tiré», «à plusieurs reprises, sans savoir combien de fois, pour me défendre parce que je voyais cette arme».

 

«J'ai eu le sentiment que ma vie était en danger»

Selon les premiers éléments de l’enquête, le bijoutier qui avait une autorisation préfectorale pour détenir un pistolet automatique, a tiré quatre fois. Et Eric Bey de poursuivre : «J'ai eu le sentiment que ma vie était en danger. Quand j'ai sorti mon arme, s'il avait reculé, j'aurais certainement pas tiré, mais il m'a encore sauté dessus».

Plutôt dans la journée, Fabrice Belargent le procureur de Reims a précisé que  «le parquet présentera des réquisitions afin que le commerçant soit placé sous le statut de témoin assisté s'agissant des faits d'homicide volontaire. Il appartiendra au juge d'instruction saisi de procéder à des investigations approfondies afin d'établir si les conditions caractérisant l'état de légitime défense étaient réunies».

Dans tous les cas, Eric Bey assure : «je suis quand même très triste qu'il y ait eu la mort d'un homme. Rien ne justifie ça.»