Un ingénieur de l'Inra jugé pour harcèlement sexuel

JUSTICE Il aurait tenu des propos lubriques et proposé des «invitations sexuelles» à deux de ses collègues...

J. C.

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Le Tribunal de grande instance de Versailles, le 18 avril 2013.
Le Tribunal de grande instance de Versailles, le 18 avril 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES
«Il leur tenait des propos lourds à connotation sexuelle, leur faisait des remarques sur leur physique», explique une source proche du dossier. Un ex-ingénieur de 62 ans de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), soupçonné de harcèlement sexuel sur deux de ses collègues est jugé à partir de ce lundi au tribunal correctionnel de Versailles. 
 

Pas d'attouchements 

Entre août 2012 et avril 2013, l'homme, aujourd'hui âgé de 62 ans, qui travaillait dans le centre de l'Inra de Jouy-en-Josas (Yvelines), aurait tenu des propos lubriques et proposé des «invitations sexuelles» à ses deux collègues féminines.«Ces trois personnes travaillaient ensemble dans un laboratoire qui procédait à des expériences sur les rats», précise une source proche de l'enquête et qui ajoute que les deux femmes n'ont pas été victimes d'attouchements. 
 
La justice a été alertée lorsque la direction de l’établissement envoie une lettre au parquet de Versailles pour dénoncer une situation devenue «intenable». Convoqué le 5 novembre au commissariat de Vélizy, l'ex-ingénieur fut ensuite placé en garde à vue avant d'être présenté au parquet de Versailles le lendemain. 
 

D'autres victimes?

«Lors des auditions, il a minimisé la portée de ses actes expliquant que ses allusions sexuelles ne se limitaient qu’à des mots», précise une source judiciaire. Lorsque l'affaire a éclaté début novembre, l'Inra avait précisé que l’homme avait été révoqué en août à l’issue d’un conseil de discipline. Toutefois, d'autres collègues auraient subi les mêmes pratiques, mais ces faits présumés sont désormais prescrits.