Rassemblement des Bonnets Rouges à Carhaix: «Plus de 30.000» participants, selon les organisateurs

SOCIAL Ils manifestent pour l'emploi en Bretagne et contre l'écotaxe...

avec AFP

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Manifestation des Bonnets Rouges à Carhaix (Finistère), le 30 novembre 2013.
Manifestation des Bonnets Rouges à Carhaix (Finistère), le 30 novembre 2013. — FRED TANNEAU / AFP

Bataille de chiffres. Si le rassemblement des Bonnets rouges à Carhaix (Finistère) a réuni samedi «plus de 30.000» personnes sur le site du festival des Vieilles Charrues, a annoncé, en début d'après-midi Christian Troadec, l'un des porte-parole du mouvement, ils n'étaient «que» 17.000 selon le décompte de la préfecture du Finistère publié peu avant 18h00.  «Après Quimper où nous étions plus de 30.000, nous voici ici aujourd'hui à Carhaix encore plus nombreux», avait lancé à la foule Christian Troadec, avant de préciser qu'il estimait la participation «entre 30.000 et 35.000» personnes.

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Sur une estrade, des sonneurs ont enchaîné les musiques traditionnelles bretonnes, tandis que des centaines de personnes, la plupart portant un bonnet rouge et drapeau breton à la main, sétaient rassemblées sur le site du festival des Vieilles Charrues, une vaste prairie à l'entrée de cette petite ville de 8.000 habitants du centre Bretagne.

Des dizaines de camions

«On n'en peut plus, l'État continue a nous prélever de l'argent de toutes parts, on en a marre», a témoigné Alain, un exploitant agricole d'une soixantaine d'années.

Des dizaines de camions, sur lesquels des affiches indiquaient «Non a l'écotaxe», et des tracteurs affluaient sur le site sans discontinuer, leurs coups de klaxon couvrant la musique des sonneurs.

«On a un défilé impressionnant de tracteurs et camions dans un vacarme de klaxons de gens qui ont envie de se faire entendre jusqu'à Paris. On a déjà beaucoup de monde, deux heures avant la manifestation», a estimé Christian Troadec, le maire DVG de Carhaix et porte-parole du collectif «Vivre, décider et travailler en Bretagne», à l'origine du mouvement des Bonnets rouges.

Selon lui, plus de 300 camions étaient sur le site.