Braqueur tué dans la Marne: le bijoutier remis en liberté

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PLa gendarmerie a interpellé le complice présumé du braqueur abattu par un bijoutier de Sézanne (Marne) le 28 novembre dernier lors d'une tentative de braquage, a annoncé la gendarmerie jeudi dans un communiqué.
PLa gendarmerie a interpellé le complice présumé du braqueur abattu par un bijoutier de Sézanne (Marne) le 28 novembre dernier lors d'une tentative de braquage, a annoncé la gendarmerie jeudi dans un communiqué. — Alain Julien AFP

Le bijoutier qui avait tué jeudi avec un pistolet un braqueur récidiviste dans son commerce à Sézanne (Marne) a été remis en liberté a l'issue de sa garde à vue et sera convoqué ultérieurement devant un juge, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

«L'intéressé a (...) été remis en liberté. Une information judiciaire des chefs de tentative de vol sous la menace d’une arme et d'homicide volontaire sera très prochainement ouverte au pôle de l’instruction du tribunal de grande instance de Reims», a indiqué le parquet de Reims dans un communiqué.

«Le parquet présentera des réquisitions afin que le commerçant, qui a reconnu avoir tiré sur son agresseur présumé avec un pistolet automatique lui appartenant, soit placé sous le statut de témoin assisté s'agissant des faits d'homicide volontaire», a précisé Fabrice Belargent le procureur de Reims.

«Il appartiendra au juge d'instruction saisi de procéder à des investigations approfondies afin d'établir si les conditions caractérisant l'état de légitime défense étaient réunies», a-t-il poursuivi dans le communiqué.

La garde à vue du bijoutier de 54 ans avait été prolongée vendredi de 24 heures et l'homme avait passé la nuit à la section de recherche de la gendarmerie de Reims avant sa présentation samedi matin au parquet de Reims.

Jeudi vers 16h30, un braqueur récidiviste était entré dans la bijouterie, le «visage découvert» mais portant «des gants et un bonnet» et tenant à la main un sac en plastique qui contenait son arme sans munitions, de type gomme cogne.

Le malfaiteur avait alors «sorti une arme et l'avait pointée au niveau du visage du commerçant, le poussant au fond du commerce». Le bijoutier qui avait une autorisation préfectorale pour détenir un pistolet automatique, avait tiré quatre fois alors que le braqueur tentait de se saisir de son arme, lors d'un corps à corps.