Les droits et les devoirs du taxi: Comment ne pas se faire arnaquer

William Molinié

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Illustration taxi parisien.
Illustration taxi parisien. — V. WARTNER / 20 MINUTES

La police des taxis fête ce week-end ses 75 ans. Premiers observateurs d’une profession dont la mauvaise réputation n’est plus à faire, les «Boers» traquent sur initiative les écarts que peuvent faire les chauffeurs en service. Cela peut aller du simple oubli de changement de zone sur l’horodateur au travail délibérément dissimulé des taxis clandestins.

Quand le client est-il dans son bon droit? Que doit faire le chauffeur de taxi? Les idées reçues sur cette profession sont nombreuses…

Les taxis doivent-ils obligatoirement accepter la carte bleue?

Non. Certains, même s’ils sont de moins en moins nombreux, ne sont d’ailleurs pas équipés de terminal de carte bleue. Quoiqu’il arrive, ils doivent en revanche l’afficher et l’annoncer au début de la course pour s’assurer auprès de son client de son moyen de paiement. Tout comme pour un paiement par chèque.

Le périphérique est-il au tarif de Paris?

Oui, le périphérique est inclus dans la zone urbaine. Du lundi au vendredi, de 10h à 17h, un taxi qui roule sur le périphérique est donc en zone A. Le montant de la prise en charge est de 2,20 euros, quelles que soient la durée et la distance de la course.

Un taxi a-t-il le droit d’arriver avec un compteur de 8 euros, prétextant «venir de loin»?

Non. Faire «chauffer la gamelle», autrement dit, prendre en charge le client avec un compteur élevé, est interdit. Dès l’appel de la réservation, le taxi se doit de se rendre immédiatement et directement au lieu de prise en charge commandé par le client. Certains, peu scrupuleux, stationnent dans des rues adjacentes quelques minutes de plus avant d’arriver, «grattant» quelques euros de plus sur le montant de la course.

Le montant au compteur dépendra de l’endroit où se trouvait le taxi lorsque le client a appelé la centrale pour qu’on lui envoie un taxi. Ces dernières contactent les taxis les plus proches du lieu de rendez-vous. En pleine journée à Paris il ne sera qu’à quelques rues et ne devra facturer que quelques euros, parfois des centimes d’euros.

Un taxi parisien est-il obligé de vous prendre si vous le lui demandez?

Oui si votre destination est Paris, la petite couronne, Orly ou Roissy. S’il ne le fait pas, il risque une amende de 1.500 euros. Si vous allez en grande couronne et que vous prenez un taxi parisien, il est, en revanche, dans son droit de refuser.

Le chauffeur de taxi a-t-il le droit de ne pas porter la ceinture de sécurité?

Oui, c’est une tolérance accordée à la profession par le Préfet de police.

Un taxi-moto a-t-il le droit de racoler?

Non, c’est interdit. Seuls les taxis parisiens, disposant d’une licence de stationnement délivrée par la Préfecture de police, peuvent prendre en charge des clients sans réservation. Tous les autres (moto-taxi, cab’, sociétés privées de transports…) doivent obligatoirement passer par des réservations au préalable, avec un lieu de rendez-vous.

Les taxis doivent-ils être nécessairement aimables et souriants?

Ce n’est évidemment pas une obligation. Certains le sont, d’autres non. Le client ne peut en aucun cas prétexter une antipathie pour refuser de payer son dû. En revanche, il peut relever le numéro du taxi et s’adresser à la compagnie à laquelle il est rattaché. Les adresses et coordonnées sont affichées à l’intérieur du taxi.