Nantes: Un jeune adjoint de sécurité se suicide au commissariat

FAITS DIVERS Le jeune homme de 24 ans, qui avait échoué à un concours, s'est suicidé avec son arme de service...

A Nantes, Guillaume Frouin, avec A.-L.B

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Capture d'écran Google map de Nantes (Loire-Atlantique).
Capture d'écran Google map de Nantes (Loire-Atlantique). — Capture d'écran 20 Minutes

Un jeune adjoint de sécurité a mis fin à ses jours avec son arme de service au sein du commissariat central de Nantes (Loire-Atlantique), ce jeudi vers 13 heures, rapporte le site du quotidien régional Ouest-France.

Ce policier avait connu «un double échec au concours de gardien de la paix», dont le dernier remontait à une semaine, a déclaré le directeur départemental de la sécurité publique de Loire-Atlantique lors d’une conférence de presse.

Arnaud, 24 ans, affecté à l’accueil des plaignants depuis trois ans, avait également connu «une déception sentimentale très récente», a précisé Jean-Christophe Bertrand aux journalistes.

Lettre laissée à l'entourage et aux collègues

Le jeune homme a laissé une courte lettre manuscrite, manifestement écrite dans les minutes qui ont précédé son geste, à l’attention de sa famille et de ses collègues de travail. «Mes collègues ont pris soin de moi», y a-t-il notamment écrit.

Une cellule psychologique a été mise en place au sein du commissariat Waldeck-Rousseau, où une cérémonie en mémoire de la victime aura lieu après ses obsèques. L’enquête judiciaire qui a été ouverte a été confiée à la Sûreté départementale.

Les suicides de policiers ne sont hélas pas rares. Un policier de 35 ans s'est suicidé avec son arme de service le 13 novembre, dans son commissariat, à Sélestat (Bas-Rhin). Le 15 novembre, c’est un major de police d'une cinquantaine d'années qui a mis fin à ces jours par pendaison à Brest (Finistère). Le 17 novembre, le numéro trois de la PJ de Limoges s'est suicidé avec son arme de service à l'hôtel de police.