La Poste teste un service d'impression 3D dans trois bureaux franciliens

HIGH-TECH Les particuliers vont pouvoir imprimer de petits objets, comme des coques de smartphone...

avec AFP

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La Poste a été condamnée jeudi par les Prud'hommes de Paris à verser plus de 216.000 euros à 43 salariés pour des primes considérées comme inéquitables, a rapporté FO, la direction de l'entreprise estimant être dans son droit et envisageant de faire appel.
La Poste a été condamnée jeudi par les Prud'hommes de Paris à verser plus de 216.000 euros à 43 salariés pour des primes considérées comme inéquitables, a rapporté FO, la direction de l'entreprise estimant être dans son droit et envisageant de faire appel. — Eric Piermont AFP

La Poste lance ce mercredi dans trois bureaux franciliens, à Paris et Boulogne-Billancourt,  un service d'impression 3D à destination des particuliers et des professionnels, qui sera expérimenté pendant six mois avant un éventuel déploiement sur le territoire.

«L'objectif est de donner accès à l'impression 3D aux clients de La Poste et au plus grand nombre de Français, leur montrer ce qu'est cette technologie dont ils entendent parler tous les jours mais ne savent pas toujours concrètement en quoi cela consiste», résume à l'AFP Philippe Bajou, directeur général de l'Enseigne (réseau des bureaux de poste). «Nous allons mener cette expérience pendant six mois, et analyser comment le grand public et les professionnels s'approprient cette nouvelle offre», explique-t-il.

Deux postiers formés par bureau

L'impression 3D permet de «matérialiser» une image en un objet tridimensionnel grâce au «dépôt de fil fondu», soit l'accumulation de fines couches de plastique, de cire, de céramique ou d'autres matériaux.

Les trois bureaux de poste équipés d'une imprimante 3D sont ceux de Boulogne-Billancourt/Hôtel de Ville, de Paris/Bonne Nouvelle et de Paris/La Boétie. Deux postiers par bureau ont été formés pour l'utilisation de l'imprimante «et pour aider les clients à faire les bons choix techniques».

La Poste propose deux offres, l'une à destination des particuliers qui vont pouvoir imprimer de petits objets, comme des coques de smartphone, «choisis dans un catalogue, et personnalisables», ou à partir d'un fichier 3D qu'ils amèneront. La seconde s'adresse aux professionnels - des architectes par exemple qui pourront imprimer des maquettes.

30 euros pour une coque de smartphone

Dans les trois bureaux de poste concernés, une imprimante 3D sera disposée dans «un espace protégé» et proposera l'impression des objets les plus simples, mais pour ceux nécessitant un travail plus long ou des technologies 3D plus poussées, leur fabrication se fera en atelier, La Poste ayant en effet noué un partenariat avec Sculpteo, la société française spécialisée dans ce domaine.

Les prix seront indiqués dans le catalogue des objets suggérés par La Poste. «Une coque de smartphone personnalisée coûtera environ 30 euros», précise Philippe Bajou, qui indique que pour les objets plus volumineux ou professionnels, un devis sera établi.

Cette «expérimentation inédite» est «une première dans un réseau grand public», et elle permet de proposer «au plus grand nombre l’accès à cette technologie qui va révolutionner les usages et les relations aux objets», souligne le groupe La Poste dans son communiqué.