VIDEO. Tireur parisien: Abdelhakim Dekhar est sorti de l'hôpital pour la prison de Fleury

E.O. avec AFP

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Abdlhakim Dekhar, à sa sortie de l'Hôtel-Dieu, le 25 novembre 2013.
Abdlhakim Dekhar, à sa sortie de l'Hôtel-Dieu, le 25 novembre 2013. — BFMTV

Abdelhakim Dekhar est sorti de l’hôpital parisien où il se trouvait depuis sa garde à vue et est arrivé ce lundi à la prison de Fleury-Mérogis, annonce BFMTV. L’homme de 48 ans a été mis en examen pour tentatives d’assassinats à Libération, BFMTV et La Défense. 

Abdelhakim Dekhar a été hospitalisé à l’Hôtel-Dieu en raison de son état de santé. Il avait été interpellé dans un «état semi-conscient» après avoir ingéré des médicaments.

«Très affaibli»

Mis en examen vendredi soir pour tentatives d'assassinats, enlèvement et séquestration, Dekhar, qui «a commencé une grève de la faim», est «très affaibli», a indiqué son avocat Rémi Lorrain, qui s'est entretenu avec son client avant son transfert. Pour la suite de la détention, l'administration pénitentiaire verra si la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis dispose des moyens médicaux compatibles avec l'état de santé d'Abdelhakim Dekhar, a ajouté Me Lorrain.

Le suspect a jusqu’ici refusé de répondre aux policiers sur les événements pour lesquels il a été mis en examen. Abdelhahim Dekhar, qui a invoqué le droit au silence lors de sa garde à vue, va désormais prendre connaissance du dossier judiciaire, a poursuivi l'avocat.

Sa carte d'identité retrouvée dans une valise

Les enquêteurs de la brigade criminelle sont toujours à la recherche de l'arme qu'aurait utilisée Dekhar, et des vêtements qu'il portait lors des faits.

L'homme a laissé des lettres qui éclairent quelque peu sur ses motivations: il y évoque un «complot fasciste» et accuse pêle-mêle «les journalistes, le capitalisme, la gestion des banlieues». Par ailleurs, samedi, le gérant d'un hôtel du 4e arrondissement parisien où Dekhar a séjourné dans la nuit du 18 au 19 novembre, après l'attaque à Libération, a remis aux enquêteurs une valise où a été trouvée sa carte d'identité, a indiqué une source proche de l'enquête.