Enquête judiciaire en cours sur le micro-parti de Marine Le Pen

JUSTICE Les investigations portent sur des prêts accordés à des candidats...

avec AFP

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Marine Le Pen à Nanterre le 25 octobre 2013.
Marine Le Pen à Nanterre le 25 octobre 2013. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Un ennui judiciaire pour Marine Le Pen? Le parquet de Paris a ouvert en avril une enquête préliminaire, toujours en cours, sur le micro-parti de la présidente du FN Marine Le Pen, a-t-on appris jeudi de source judiciaire, confirmant une information de Mediapart.

Cette enquête, confiée à la Brigade financière de la police judiciaire parisienne, porte aussi sur le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, Cotelec. Les investigations concernent notamment les prêts accordés par ces deux structures à des candidats FN lors des cantonales de 2011 et des législatives de 2012, a-t-on précisé à l'AFP.

Marine Le Pen a affirmé être soumise «à une enquête permanente

Selon la source judiciaire, l'enquête a démarré après une «dénonciation» de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Le micro-parti Jeanne, lancé fin 2010, est dirigé par des proches de la présidente du FN.

En marge des grands partis, de nombreux dirigeants politiques disposent de leurs propres structures, appelées micro-partis, utilisées notamment pour le financement de campagnes. Contactée par l'AFP, Marine Le Pen a affirmé être soumise «à une enquête permanente», évoquant «une sorte de combat politique contre tout ce qui, de près ou de loin, a une relation avec le FN».

Des kits pour les candidats FN

Alors que Mediapart évoque des taux d'intérêts «particulièrement élevés de 6,5% ou 7%» dans les prêts accordés par Jeanne à des candidats frontistes, Marine Le Pen a répondu qu'il s'agissait d'un «débat (...) complètement dérisoire quand on sait que ces prêts sont de court terme».

Selon Mediapart, Jeanne a fourni des kits de campagne électorale aux candidats FN aux cantonales de 2011 et aux législatives de 2012, kits conçus par la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen et ancien leader du Gud, le syndicat étudiant d'extrême droite. Une source au FN a confirmé que Riwal était le «prestataire principal» de Jeanne.

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