Tireur de «Libération»: La garde à vue de Dekhar prolongée de 24h... Dekhar fait valoir «son droit au silence»...

M.P.
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Abdelhakim Dekhar.
Abdelhakim Dekhar. — CAPTURE D'ECRAN YOUTUBE
22h13: Abdelhakim Dekhar fait valoir «son droit au silence»
Le suspect a fait valoir son «droit au silence en ce qui concerne les faits», faute d'avoir eu accès au dossier de l'enquête, a annoncé Me Rémi Lorrain. «Lors de ses auditions, n'ayant pas accès à son dossier, mon client a préféré, pour le moment, faire valoir son droit au silence en ce qui concerne les faits», a déclaré Me Lorrain, rappelant que son client devait bénéficier aussi de la «présomption d'innocence».
20h: La garde à vue d'Abdelhakim Dekhar prolongée
La garde à vue d'Abdelhakim Dekhar a été prolongée jeudi de 24 heures. Cette décision était attendue. La garde à vue du tireur présumé, qui avait débuté mercredi soir peu après 19h, peut durer en tout jusqu'à 48 heures. Dekhar pourrait à terme être déféré et présenté à un juge d'instruction en vue d'une possible mise en examen.

18h45: BFMTV dévoile les expertises psychiatriques de Dekar en 1995

«A. Dekhar est une personnalité troublée mais responsable de ses actes donc accessible à une sanction pénale. Les médecins décrivent des anomalies de personnalité avec des exagérations et des affabulations mais pas d’anomalies pathologiques. Il n’est pas malade, il ne présente pas d’état dangereux, il est réadaptable.Il s’identifie à un personnage secret et puissant qui agirait dans l’ombre avec un débordement imaginatif mais sans jamais atteindre de délires mytho-maniques.»



18h20: «Il ne fait pas partie de ma vie, et c'est aussi bien comme cela»,  déclare la soeur de Dekhar
Farida Dekhar-Powell, professeur de français qui habite Shenfield, une petite ville résidentielle à 20 minutes de train au sud est de Londres, a déclaré au journal Evening Standard ne pas avoir vu son frère depuis de nombreuses années: «Il ne fait pas partie de ma vie, et c'est aussi bien comme cela».


18h20: «Il ne fait pas partie de ma vie, et c'est aussi bien comme cela»,  déclare la soeur de Dekhar
Farida Dekhar-Powell, professeur de français qui habite Shenfield, une petite ville résidentielle à 20 minutes de train au sud est de Londres, a déclaré au journal Evening Standard ne pas avoir vu son frère depuis de nombreuses années: «Il ne fait pas partie de ma vie, et c'est aussi bien comme cela».


17h30: Abdelhakim Dekhar a pu être «indic» à un moment donné selon Alain Hamon, spécialiste des questions de police-justice, interviewé sur iTélé

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17h20: Des extraits d’une lettre d’Abdelhakim Dekhar écrite en prison en 1995 au juge Hervé Stephan dévoilés par BFMTV

«Dans la logique de votre système inquisitorial, le prévenu doit être coupable, le coupable doit être condamné, et puis là, en l’occurrence, devenir le bouc-émissaire (un arabe dans un pays qui compte près de vingt pour cent d’électeurs fascisant, quelle aubaine !) », déclarait-il.

Il s'exprimait aussi sur la fusillade Place de la Nation: «Je souffrirais face à ces juges déchaînés (…) portés par l’hystérie médiatique, par des syndicats de policiers et une opinion publique chauffée à blanc, incapable de discernement et hurlant vengeance».

«Le verdict est fait par avance…Dormez tranquilles !!!», insistait-il. «Mon dossier est l’image d’un magasin de farces et attrapes où l’amateur est assuré de trouver son bonheur».

 

17h :Abdelhakim Dekhar, personnage «intrigant» et «rejeté» pour le romancier Frédéric Couderc

 


16h36: L'ex-avocat de Dehkar« ne pense pas que ce soit un remake» de l'affaire Rey-Maupin

«Je ne pense pas que ce soit un remake parce que le rôle qu’il avait et qui lui a été établi judiciairement en 1998 dans l’affaire Rey-Maupin n’a rien à voir avec le rôle qu’il aurait aujourd’hui à savoir un homme actif se promenant avec une arme en train de tirer», a affirmé Raphaël Constant, ex avocat d’Abdelhakim Dekhar sur BFMTV.

«J’avais le souvenir d’un homme qui pouvait être manipulé ou manipuler lui-même le monde mais pas de quelqu’un qui était en état de pouvoir agir», précise-t-il.
 

16h: L'ex-avocate de Florence Rey décrit Dekhar comme: «antisocial, intriguant»

Interrogé par BFMTV à propos de Dekhar, Olivia Cligman, ex-avocate de Florence Rey a déclaré :«J'ai en mémoire et dans l’esprit quelqu’un de complexe, de confus. Le mot qui me vient est antisocial, intriguant».

«Ce qu’il pouvait dire, c’est qu’il connaissait la terre entière, qu’il connaissait tout le monde aux renseignements généraux, à la DST, qu’il était indic dans des tas d’organisations. Florence Rey me disait que dans son couple il était très interventionniste, tout le temps en train de critiquer parce qu’ils vivaient dans un squat avec des conditions matérielles très difficiles. Il était tout le temps présent et beaucoup trop présent à son goût à elle», poursuit-elle.

 

15h00: D'après BFM TV, Abdelhakim Dekhar est actuellement entendu par la police
14h06: Patricia Tourancheau, de Libé, ne voit pas de «lien direct»
«Je n'ai pas l'impression qu'il y a un lien direct et en tout cas ce n'est pas le traitement de l'affaire (Florence Rey, Audry Maupin, ndlr) que nous avons fait qui peut expliquer son geste», a déclaré à l'AFP Patricia Tourancheau, qui a largement couvert l'affaire de la fusillade de la Nation et avait dressé un portrait d'Abdelhakim Dekhar. «Mais dans sa tête de dérangé il est capable de tout. Cependant, tant qu'il n'a pas parlé et expliqué ses motivations c'est très difficile de dire quoi que ce soit», a-t-elle ajouté. La journaliste l'a décrit comme «un garçon tordu, phallocrate, sans aucun charisme, qui s'inventait une histoire militaire qu'il n'avait pas vécue, un obsédé de la chose militaire mais qui n'était pas passé à l'acte».
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12h51: Philippe Antoine (BFMTV) ne voit pas de lien entre la fusillade de 1994 et sa mise en joue par le «tireur de Libé»

Philippe Antoine, rédacteur en chef de BFMTV, ne voit «aucun lien» possible entre son travail de journaliste sur l'affaire de la fusillade de la place de la Nation en 1994 et le fait qu'il ait été mis en joue par le «tireur de Libé», arrêté mercredi soir.

«Forcément hier quand j'ai vu son nom (Abdelhakim Dekhar), ça m'a fait bizarre. Mais franchement pour moi il est impossible qu'il y ait le moindre lien. J'étais sans doute au mauvais endroit au mauvais moment et j'ai eu beaucoup de chance vendredi», a déclaré jeudi à l'AFP le journaliste de 44 ans. Alors à RTL, il avait travaillé brièvement sur cette affaire, notamment en allant à Nanterre, dans le squat dans lequel le couple Maupin-Rey habitait pour tenter de recueillir des éléments sur elle. «Et c'est tout. Je n'ai pas du tout couvert le procès quatre ans plus tard, et le nom de Dekhar n'est apparu que longtemps après», a-t-il ajouté. «C'est vraiment une coïncidence», a-t-il répété
 

12h05: D'après François Molins, Abdelhakim Dekhar est «audible»
Il devrait donc être interrogé rapidement par les enquêteurs. Ses droits «sont en cours de notification». Cela n'avait pas été fait car il a été transporté à l'hôpital dans un état «semi-conscient», a rappelé le procureur.

12h00: Dans une lettre, Dekhar dénonce «un complot fascite» et dénonce «les médias»
Dans la voiture, les enquêteurs ont trouvé une lettre dactylographié, des médicaments (dont le Xanax) et la paire de lunettes qu'il portait. Mais l'arme n'a pas été retrouvé. Dans sa lettre, il évoque un complot fasciste, il dénonce notamment «les médias de participer à la manipulation des masses» et accuse pêle-mêle «les journalistes, le capitalisme, la gestion des banlieue». «Les journalistes sont payés pour faire avaler aux citoyens le mensonge à la petite cuillère», dit le courrier. Son courrier se termine par un couplet du Chant des partisans. Le procureur explique qu'il va se pencher sur l'expertise psychiatrique d'il y a quinze ans, qui a l'époque avait déterminé des «tendances affabulatoires»
11h57: Précision sur «le témoin décisif», «l'hébergeur» qui a averti la police
Les deux hommes se sont rencontrés il y a 13 ans à Londres lorsque Dekhar travaillait dans un restaurant. «L'hébergeur dit l'avoir accueilli plusieurs fois en France pour de cours sujets réguliers». Il a précisé qu'il est venu en juillet pour passer un mois de vacances initialement mais il est «resté chez lui jusqu'au 10 novembre 2013». «L'hébergeur» est rentré de vacances le lundi 18 novembre au soir et le mardi, il a reconnu son ami dans l'appel à témoin. Il l'a aperçu alors dans son hall en rentrant chez lui dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1h30 du matin et lui a dit qu'il «ne souhaitait plus l'accueillir chez lui», rapporte le procureur. Le suspect «lui a fait part de son intention de mettre fin à ses jours». Ils auraient parlé aussi des faits à Libération. C'est ensuite que l'homme a averti la police.  Par ailleurs, la voiture apparenait «à un proche de l'hébergeur».

11h54: «Unicité d'ADN» du tireur de BFM et de Libération, rappelle le procureur
Cet ADN «n'a pas permis l'identification» car il n'était pas fiché au Fnaeg. «Il n'y a là pas grand chose d'étonnant» car il a été créé en 1998 pour les seuls délinquants sexuels, rappelle François Molins. C'est ensuite que ce fichier a été élargi. Le procureur précise par ailleurs que l'homme «se trouve en état de récidive criminel» par rapport aux faits de 1994, pour lesquels il a été condamné à 4 ans de prison.

11h52: «L'appel a témoin a été déterminant», explique le procureur
Un témoin a reconnu l'homme et a averti la police, donnant des renseignements sur le lieu où il était, dans un parking de Bois-COlombes. «Il a été placé en garde à vue à 19h05 pour tentatives d'assassinats» pour les faits à BFM, Libération et à la Société générale. «Il a aussi été placé en garde à vue pour des faits d'enlèvements et de séquestration», précise le procureur
11h50: Début de la conférence de presse de François Molins, le procureur de la République de Paris
11h20: Abdelhakim Dekhar bientôt interrogé?
En garde à vue médicalisée à l'Hôtel-Dieu, le suspect n°1 pourrait être entendu dans les prochaines heures.

11h06: L'ancienne avocate générale de l'affaire Rey-Maupin n'a pas reconnu Abdelhakim Dekhar
C'est ce qu'elle explique à I-Télé. Son apparence actuelle n'avait rien à voir avec celle d'il y a 20 ans.

10h48: D'après I-Télé, les enquêteurs cherchent un autre hébergement du tireur présumé
D'après un ancien voisin d'Abdelhakim Dekhar à Courbevoie, retrouvé par I-Télé, l'homme logeait dans l'hôtel depuis trois semaines environ.
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10h42: Une lettre dans la voiture, une lettre au témoin
D'après Le Figaro, une lettre a été découverte dans la voiture d'Abdelhakim Dekhar et une autre a été apporté à la police mercredi soir par l'homme qui l'hébergeait à Courbevoie.


10h10: Ayrault félicite les enquêteurs
Jean-Marc Ayrault a appris «hier soir avec satisfaction l'arrestation de l'auteur présumé des tirs et menaces de tirs avec une arme à feu dans plusieurs lieux de la capitale, et dont a été notamment victime un assistant photographe du journal Libération», selon un communiqué de Matignon. «Il adresse toutes ses félicitations aux personnels de police et aux magistrats qui se sont mobilisés sans relâche depuis lundi pour permettre son interpellation», conclut le texte.

10h05: «Les analyses laissent penser qu'il a agi seul», a dit Manuel Valls sur RTL
10h00: Hospitalisé à l'hôtel-Dieu, Abdelhakim Dekhar est dans un état stable mais l'audition n'a pas démarrée selon BFM TV

9h39: L'homme vivait à Courbevoie depuis deux ou trois semaines selon un témoin cité par I-Télé

9h25: Plus de détails sur la lettre laissée par Abdelhakim Dekhar
Si BFM a révélé l'existence de ce courrier «délirant» qui évoque la Syie et la Libye, I-Télé ajoute qu'il parle de l'«islamism» et de «l'anticapitalisme».

9h10: «Soulagement immense» à Libération après l'arresation de Dekhar
Le directeur de publication de Libération Nicolas Demorand a fait part jeudi à l'AFP de son «soulagement immense» après l'arrestation d'Abdelhakim Dekhar, identifié par les analyses ADN comme le tireur de Libératin,  et a affirmé que l'assistant photographe gravement blessé allait «bien». «C'est un soulagement immense qu'un homme extrêmement dangereux ne soit plus en circulation dans les rues de Paris. Sur le plan de la sécurité collective, c'est une très bonne chose», a estimé Nicolas Demorand. «Je pense à César (l'assistant-photographe blessé, ndlr) et à sa famille. Je suis très soulagé aussi par rapport à eux. César, je l'ai vu, je lui ai parlé, il va bien. C'est un garçon qui est définitivement maintenant du côté de la vie», a-t-il ajouté. «Le dernier soulagement, enfin, c'est pour l'équipe de Libé qui a été frappée dans ses murs».

 

8h55: Hollande salue «l'efficacité des services de police et de justice»

8h40: Le tireur présumé avait vidé tout son logement d'éventuels indices
Si une ou plusieurs lettres ont été retrouvées chez l'ami qui l'hébergeait, aucun des vêtements - la parka sombre ou le manteau rouge - ou l'arme, n'a été retrouvée par les enquêteurs, explique Libération.

8h30: Rien ne permet «à ce stade» d'établir qu'il a agi par «motivation politique»
«Un ou des courriers» ont été retrouvés par la police dans l'enquête sur Abdelhakim Dekhar, identifié comme le tireur de Libération, a expliqué Manuel Valls sur RTL. «C'est à la justice de donner progressivement tous ces éléments, pour non seulement comprendre ce qui s'est passé mais surtout connaître les motivations de cet individu», a-t-il indiqué, sans donner plus de détails. Une source proche du dossier parle d'écrits «assez confus» ont été retrouvés, «qui expliqueraient ce pseudo-geste». Rien ne permet «à ce stade» d'établir qu'il a agi par «motivation politique».
 

8h00: Le «présumé coupable» de Manuel Valls
Au cours de sa conférence de presse tenue au milieu de la nuit au 36 quai des Orfèvres, Manuel Valls a lâché un «présumé coupable» pour parler d’Abdelhakim Dekhar. «Dès que le présumé coupable pourra être entendu, il le sera», a expliqué le ministre de l’Intérieur. Certes l’homme de 48 ans a été identifié par des traces ADN retrouvées à BFM TV et Libération mais il reste toujours « présumé innocent» jusqu’à son éventuelle condamnation.
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7h40: «Je pensais le voir réapparaitre dans un dossier de terrorisme islamiste»
C'est ce qu'a expliqué Me Emmanuelle Hauser-Phelizon ce jeudi sur Europe 1.Sans nouvelle depuis 1998, «Je me suis dit qu'il s'était peut-être calmé, qu'il vivait une vie paisible. Et en même temps, quelque part, ça ne me surprend pas. Son attitude a toujours été étrange. Je l'ai vu deux fois par mois pendant quatre ans ! C'était un type extrêmement étrange qui par moment me paraissait dangereux et par moment extrêmement brillant, intelligent, et extrêmement calme ! Mais je me disais qu'il pouvait pencher d'un côté ou de l'autre, que s'il penchait du mauvais côté ce serait du côté de l'islam. Je n'ai jamais pensé qu'il ferait des trucs comme ça.»

7h19: Bertrand Delanoë pointe le rôle de la vidéosurveillance
Bertrand Delanoë a dit son soulagement après l'arrestation d'Abdel qui «félicite l’ensemble des forces de police et des personnels de justice» souligne que «par ailleurs, cette heureuse issue a été permise par l'existence d'un dispositif de vidéo-protection mise en oeuvre par la ville de Paris et la Préfecture de Police depuis 2010.»

7h11: Qui est le tireur présumé? Lisez notre portrait par ici
7h09: Le tueur a laissé une «lettre délirante» selon BFM TV
D'après Dominique Rizet, les enquêteurs ont retrouvé une «lettre délirante» au domicile d'Abdelhakim Dekhar, dans laquelle il parle de la Libye et de la Syrie.

Le suspect n°1 de l’affaire du tueur de Libération et de BFM TV, Abdelhakim Dekhar, est toujours à l’hôpital après sa tentative de suicide, il n’a pas pu être entendu par la police. Arrêté mercredi soir, l’homme de 48 ans avait été impliqué dans la sanglante affaire Rey-Maupin mais n’était pas fiché dans les registres de la police nationale.Beaucoup de questions se posent sur le parcours de cet homme et des réponses devraient être apportées dans la journée.