Les affiches du nouvel album d'Etienne Daho censurées par la RATP?

Jérôme Comin

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La pochette du nouveau disque d'Etienne Daho «Chansons de l’innocence retrouvée».
La pochette du nouveau disque d'Etienne Daho «Chansons de l’innocence retrouvée». — Richard Dumas

«Cachez ce sein que je ne saurais voir.» C’est un peu le message adressé par la RATP qui a refusé d’exposer dans les stations de métro et de RER de Paris et d’Ile-de-France les affiches promotionnelles du dernier album d’Etienne Daho, Chansons de l’innocence retrouvée, qui sort ce lundi, telle qu'elle est représentée sur la pochette du disque.  Sur le visuel en noir et blanc, on peut voir le chanteur français accompagné d’une jeune femme vêtue d’une petite culotte et de gants noirs. Mais dans les affiches que l'on retrouve dans les couloirs de la RATP un bandeau Etienne Daho L'innocence retrouvée cache les seins de la jeune fille.

D’autres affiches déjà censurées

«Elle peut être controversée, ça m’est égal, avait expliqué récemment Etienne Daho au Parisien. On ne va pas se mettre à sticker tous les seins des statues du Louvre. La nudité provoque toujours des réactions, certaines femmes trouvent cela sexiste, mais il n’y a pas ça dans cette photo.» Mais pour la RATP, il n'y a pas eu censure car «c'est la maison de disques elle-même (Universal MUSIC) qui a adressé à Métrobus, le 11 octobre dernier, le visuel comportant un bandeau Etienne Daho L'innocence retrouvée, en précisant qu'il avait été validé par l'artiste et avait sa préférence.» 

La RATP s'est montré très tatillonne récemment en ce qui concerne l’affichage dans son réseau. La société a, par exemple, fait modifier en 2009 un visuel concernant la promotion d’une exposition sur Jacques Tati, en lui retirant sa pipe. En 2011, c’est une campagne de France Nature Environnement concernant notamment la pollution aux algues vertes qui avait été refusée par la RATP qui la jugeait «trop agressive et visant directement les éleveurs». Et en 2012, c’est l'affiche du spectacle de Stéphane Guillon qui a été interdite en raison de son «caractère politique».