Dieppe: Un enfant de neuf ans agressé par d'autres enfants

FAITS DIVERS L'agression s'est déroulée mercredi en milieu d'après midi. Le garçon de neuf ans rentrait chez lui, après l'école, à Berneval-le-Grand, dans le canton de Dieppe…

A. Le G.

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Des enfants en rang dans la cour d'une école primaire à Bordeaux, en septembre 2013.
Des enfants en rang dans la cour d'une école primaire à Bordeaux, en septembre 2013. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Selon ses parents, interviewés par Paris-Normandie, l'élève de CM1 «a été encerclé par quatre enfants, deux de dix ans et deux de sept ans, sur le chemin du retour à notre domicile. L'un d'eux lui a fait un croche-pied. Notre enfant est tombé, et une fois à terre, il a été frappé», témoigne la maman. «Quand il est rentré à la maison, il était traumatisé et terrifié.[...] Sa main était en sang. Les enfants qui l'ont attaqué lui ont planté la mine d'un crayon Critérium dans la main en le faisant tourner dans la peau. C'est de la violence gratuite», poursuit-elle.

L'enfant s'est vu prescrire 7 jours d'incapacité totale de travail. Les parents ont décidé de porter plainte et une enquête a été ouverte par le parquet de Dieppe (Seine-Maritime) pour «violences aggravées» sur mineur. Selon Paris-Normandie, les auteurs présumés ont commencé à être entendus dès jeudi par les gendarmes.

L'enfant attaqué avait déjà fait l'objet de menaces de la part des mêmes camarades, scolarisés dans le même établissement, a aussi expliqué la maman du garçon à la radio RTL. «Ils lui avaient dit qu'ils l'attraperaient à la sortie de l'école. J'en avais avisé la directrice.» La directrice de l'école aurait confirmé que des menaces de cette nature avaient été formulées à l'encontre du mineur en début d'année scolaire. «Toutes les mesures nécessaires avaient été alors prises à ce moment», a assuré la directrice à Paris-Normandie.

Cette histoire intervient au moment où les parents de Marion Fraisse qui s'est pendue le 13 février 2013 à l'âge de 13 ans alors qu'elle se disait harcelée par des élèves de son collège Jean-Monnet, à Briis-sous-Forges, dans l'Essonne, ont décidé jeudi de déposer à Paris une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour «violences», «homicide involontaire» et «non-assistance à personne en danger».