Des «bonnets rouges» mettent le feu à un radar, le 9 novembre 2013.
Des «bonnets rouges» mettent le feu à un radar, le 9 novembre 2013. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

SOCIAL

Les préfets s’inquiètent du climat d'«exaspération» et de «colère»

Ils en font état dans une note publiée par «Le Figaro» ce jeudi...

Au tour des préfets d’entrer dans la contestation sociale. D'après une note que Le Figaro publie ce jeudi, les préfets s'inquièteraient de la fronde fiscale et sociale dans le pays. Dans ce document confidentiel daté du 25 octobre dernier, les fonctionnaires alertent le gouvernement sur «une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère.»

La note décrit une population française pour laquelle «la fiscalité est devenue le principal moteur de la contestation de l'action gouvernementale». La critique du gouvernement est  dorénavant un élément fédérateur de mécontentement et de revendications de plus en plus exprimés hors du cadre syndical, révèlent  les fonctionnaires pour qui «la situation sociale laisse peu de place à l'optimisme».

Un climat de tension qui va bien plus loin

A entendre ces préfets, l’écotaxe pose un problème central. La fronde contre la taxe poids lourds s'étend à au moins 23 départements selon eux. Ils proposent de démonter ces fameux portiques routiers avant qu'ils ne soient tous détruits par le mouvement des Bonnets rouges.

Selon Le Figaro, le secrétariat général du ministère de l'Intérieur évoque un risque d'extension de la fronde au point que «la plupart des responsables politiques s'expriment désormais en faveur d'un moratoire».

Mais l’«accablement» et le climat de tension dont fait état la note vont au-delà de cette question. «Face à l'accumulation (des) mauvaises nouvelles, il règne un climat douloureux, un sentiment d'accablement qui empêche de se projeter dans un avenir meilleur», peut-on lire dans un extrait. «C'est sur ce terreau que prospèrent les ferments d'une éventuelle explosion sociale.»