Rassemblement de policiers à Paris contre la baisse du pouvoir d'achat

SOCIAL Ils dénoncent également leurs conditions de travail qui «se dégradent»...

avec AFP

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 À l'appel du syndicat Alliance, environ 300 policiers manifestent à Paris le 13 novembre 2013 contre le budget sécurité 2014.
 À l'appel du syndicat Alliance, environ 300 policiers manifestent à Paris le 13 novembre 2013 contre le budget sécurité 2014. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Des centaines de policiers, «au moins 3.000» selon les organisateurs, se sont rassemblés mercredi après-midi aux abords de l'Assemblée nationale afin de protester contre la baisse de leur pouvoir d'achat et dénoncer leurs conditions de travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les policiers en civil et hors service étaient appelés par le syndicat Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) à un rassemblement de protestation contre les «atteintes» à leur pouvoir d'achat, et notamment la baisse d'une indemnité pour les élèves policiers.

Des conditions de travail qui «se dégradent»

Ils dénoncent également leurs conditions de travail qui «se dégradent», selon le syndicat. Alliance a déposé la semaine dernière à l'Elysée une pétition signée par plus de 42.000 policiers, qui dénoncent notamment la décision de diminuer une indemnité dite de sujétions spéciales de police (ISSP) des élèves policiers et gendarmes inscrite dans le budget sécurité 2014.

Ce même syndicat a lancé fin septembre un appel à la grève illimitée des PV à la suite de l'annonce de cette diminution d'indemnité qui devrait permettre de réaliser, selon Bercy, une économie de 12 millions d'euros. D'autres syndicats de police sont également très hostiles à cette décision et ont eux aussi organisé des manifestations similaires à Paris et en province.

Il y a un réel mal-être

«Aujourd'hui, la situation dans les commissariats, elle est tendue, il y a un réel mal-être», selon Jean-Claude Delage, le secrétaire général d'Alliance. Il a récemment dit «regretter un peu l'indifférence des pouvoirs publics pour ne pas parler de mépris».

Le ministre de l'Intérieur a annoncé jeudi le déblocage de 111 millions d'euros pour la police et la gendarmerie, après que plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer les difficultés budgétaires touchant les deux forces. Manuel Valls a aussi promis une compensation à la baisse de l'ISSP.