Une de «Minute» sur Taubira: «Ces propos prétendent m'expulser de la famille humaine» a réagi Christiane Taubira

C.P.

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MEUNIER AURELIEN/SIPA
Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi. Vous trouverez ici une synthèse des événements de la journée. A bentôt sur 20minutes.fr.

21h19: Xavier Bertrand «condamne [...] les attaques indignes, odieuses dont elle a été l'objet»
Le député UMP et ex-ministre Xavier Bertrand a déclaré lors de l'émission «
Questions d'Info» sur LCP: «Je condamne fermement la politique de madame Taubira, mais je condamne encore plus fermement les attaques indignes, odieuses dont elle a été l'objet, et dont elle est l'objet aujourd'hui dans une certaine presse, si je peux m'exprimer ainsi». Qualifiant la une «d'infâme», il a ajouté: «S'il est possible de bloquer (la parution), que ce soit fait, et d'autre part, que les sanctions soient prises. Bien évidemment, la France est un État de droit, il y a la liberté d'expression, liberté de la presse, il y a des limites aussi à cela. Et la limite, c'est pour moi le respect. Et le respect, bien évidemment, il n'existe pas dans un cas comme celui-ci».

21h14: Sur Twitter, Christine Boutin s'agace du «soi disant racisme français»
20h35: Christiane Taubira: «Moi j'encaisse le choc, mais c'est violent pour mes enfants»
Invitée du journal de 20h sur France 2, la Garde des Sceaux a réagi aux attaques dont elle est la cible. «Ces propos prétendent m'expulser de la famille humaine (...). Ils sont violents. Moi j'encaisse le choc, mais c'est violent pour mes enfants, mes proches, mais aussi pour tous ceux qui me ressemblent», a-t-elle expliqué.
Elle a ajouté que ces propos «prétendent m'expulser de la famille humaine, dénient mon appartenance à l'espèce humaine» et que «le Premier ministre voulait que je porte plainte. (...) La justice doit apporter une réponse, car le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie ne sont pas des opinions, ce sont des délits. Mais ce n'est pas la seule à devoir apporter une réponse: elle doit venir de la société entière.»
Enfin, sur la condamnation, par le FN, de la une de Minute, la ministre a estimé que «tant que le FN ne reniera pas son héritage, tout ce qui fait son identité, je ne pourrais pas croire [à leur condamnation de la une de Minute]. (...) C'est juste de l'hypocrisie, de la lâcheté.»

19h56: Minute: «Nous ne sommes pas racistes, la satire n'est pas un délit»
«Nous ne sommes pas du tout racistes, cette Une est de mauvais goût mais c'est de la satire, ce n'est pas un délit», a déclaré Jean-Marie Molitor, patron de Minute après le tollé suscité par sa Une comparant la ministre de la Justice Christiane Taubira à un singe.
«Nous assumons cette une, il n'y a rien à regretter. c'est un jeu de mot horrible, du mauvais goût à l'état pur. Mais c'est un comique bien français, on dit bien malin comme un singe», a poursuivi le directeur de publication de l'hebdomadaire d'extrême droite.
19h04: «J'aurais préféré qu'il soit saisi en kiosque», estime Ségolène Royal
Ségolène Royal, invitée de LCI, a estimé que «le gouvernement a(vait) réagi très vigoureusement puisque le Premier ministre a(vait) saisi la justice». Mais «ce qui est assez désagréable dans cette opération, c'est que ça fait une formidable publicité pour ce torchon, pour un journal qui est odieux», a -t-elle poursuivi, refusant de le citer. «J'aurais préféré qu'il soit saisi en kiosque (...) parce qu'il va faire du business», a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle de 2007.

18h16: «Toutes les digues ont sauté», a réagi Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon a estimé mercredi que les «digues ont sauté» en matière d'insultes aux politiques, résultat selon lui à la fois d'une «dédiabolisation désastreuse» de Marine Le Pen et d'une «faiblesse du pouvoir» face aux corporatismes.
«Toutes les digues ont sauté, et maintenant on insulte les gens sur des thèmes de racisme comme jamais on n'imaginait possible», a déploré le co-président du Parti de Gauche à des journalistes à Pau, en référence aux attaques récentes ayant visé la ministre de la Justice Christiane Taubira.
 

18h12: «Soutien total et républicain à Christiane Taubira»
Dans un communiqué, Rachida Dati, ex-ministre de la Justice (UMP) a indiqué que: «Face aux nouvelles publications odieuses dont elle est la victime, je tiens à réitérer mon soutien total et républicain à Christiane Taubira. Nous pouvons avoir des désaccords de fond, politiques, et chacun sait qu'ils sont nombreux entre moi et Madame Taubira. Mais nous sommes liées par ce qu'il y a de plus français: l'Égalité et la Fraternité qui sont au fondement de notre pacte républicain (...) Depuis trop longtemps, les Français ont été opposés les uns aux autres, ont été catégorisés. La classe politique ne peut pas s'exonérer de toute responsabilité. Ce juste émoi, bien que tardif, doit amener chacun à se mobiliser pour aussi s'indigner de la violence que subissent, trop souvent en silence, de nombreux Français et étrangers vivant sur notre territoire, en raison de leur origine, de leur sexe, de leur religion, ou de leur condition sociale».

17h41: «La droite se décomplexe et c'est l'extrême droite qui se lâche», estime le NPA
Dans un communiqué, le Nouveau Parti Anticapitaliste indique que «la une de Minute contre Christiane Taubira concentre toute l'abjection dont ce torchon est capable. Il relaie les même propos tenus par la candidate du FN dans les Ardennes, repris par la bouche d'une enfant à Angers dont les parents manifestaient contre le mariage pour tous. La droite se décomplexe et c'est l'extrême droite qui se lâche avec le racisme qui déborde. Le FN peut tenter de rendre son image plus présentable rien n'y fait. Le NPA exprime sa solidarité à Mme Taubira face à ces insultes indignes, il condamne ces propos racistes inacceptables sans pour autant oublier ceux tenus par (le ministre de l'Intérieur Manuel) Valls, après ceux (du maire de Nice Christian) Estrosi, contre les Roms».


16h48: Le Syndicat de la magistrature appelle «au réveil des consciences»
Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a appelé mercredi «au réveil des consciences», en soulignant «la responsabilité» de ceux qui, notamment dans la classe politique, «l'ont désignée pour cible».
«Le Syndicat de la magistrature ne se résigne pas au silence et dénonce fermement ces attaques racistes envers la garde des Sceaux», écrit le SM dans un communiqué, en exhortant «les responsables politiques à abandonner le populisme confortable qui s'appuie sur les peurs et les plus bas instincts au détriment des idées».
 
16h25: La CFDT «lance une alerte»
La CFDT a «lancé une alerte» mercredi et appelé à «combattre les extrémismes», après la Une de l'hebdomadaire Minute sur Christine Taubira, «démonstration insupportable que la parole raciste se désinhibe».
«Rien ne peut justifier les propos et déclarations racistes et discriminatoires qui, en tentant de se banaliser, constituent une agression contre les valeurs républicaines et le vivre-ensemble», a souligné dans un communiqué le syndicat qui «condamne fermement» ces propos.
La CFDT dénonce ceux qui, «dans un climat social difficile», «cherchent à instrumentaliser tous les mécontentements et entretiennent une confusion propice aux discours et aux actes violents».
Elle «lance une alerte» et «en appelle à la responsabilité individuelle et collective pour combattre les extrémismes et agir au quotidien pour expliquer, éclairer les situations et apporter des solutions concrètes aux questions qui se posent».

16h19: Yann Moix publie une ouverte à la garde des Sceaux
Yann Moix, le prix Renaudot 2013, a adressé ce jeudi une lettre ouverte à la garde des Sceaux, Christiane Taubira, que La Règle du jeu publie en ligne. Yann Moix y explique: «la honte que je ressens d’être français quand vous êtes insultée dans votre dignité n’est rien, absolument rien, au regard de la fierté que je ressens face à la permanente démonstration de votre courage.»
Il poursuit en expliquant qu'«il n’est pas question, ici, de politique. Mais seulement de reconnaître, en vous, tandis que pleuvent sur vous mille crachats et quantité d’immondices, une de ces figures qui font, contre vents et marées, progresser notre vieille République.»

15h24: «La liberté de la presse ce n'est pas l'injure»
Aurélie Filippetti, répondant à la question d'une député EELV sur les provocations racistes contre Christiane Taubira, lors de la séance des questions au gouvernement , a rappelé que «la liberté de la presse ce n'est pas l'injure. Ce n'est pas dire n'importe quoi».
La Ministre de la Culture et de la Communication a également indiqué: «Nous défendons la liberté de la presse, mais nous ne confondons pas les journalistes avec ceux qui ne font qu'exprimer sur la voie publique des expressions que nous naurions plus voulu voir».

15h13: «La une de Minute, ce n'est pas une information, c'est une infraction»
Jean-Marc Ayrault s'est exprimé, depuis l'Assemblée nationale. Il a indiqué que «le racisme n'est pas une opinion mais un délit puni des lois de la République», avant de préciser que «la Une de Minute, ce n'est pas une information, c'est une infraction». Le Premier ministre a ajouté que «quant on s'attaque» (à Christiane Taubira) «c'est la République que l'on abîme».

15h: Un groupe Facebook pour «faire dace aux attaques de la République»
Une page page Facebook, baptisée «La marche des Républicains», a été créée le 11 novembre. son objectif  est de «raviver l'esprit républicain», «face aux attaques contre la République, face aux extrémismes, au racisme, à l'homophobie»
Quelque 6.505 personnes ont déjà cliqué sur la mention «J'aime» de la page de cette communauté de «Républicains», qui organise une marche le 8 décembre au départ de la place de la Bastille à partir de 15h.

13h46 Une «une» «extrêmement choquante» selon le FN
Le FN a jugé mercredi «inadmissible» et «extrêmement choquante» la Une de Minute sur Christiane Taubira, l'accusant de «faire en sorte que ses propos soient imputables» au Front national alors que l'hebdomadaire est dans «une stratégie de diabolisation» à son égard.
Sur France Info, Florian Philippot, vice-président du FN, a assuré que la Une en question «est inadmissible, extrêmement choquante, comme souvent avec les Unes de Minute puisque nous-mêmes en avons été victimes plusieurs fois».
13h18: Copé soutient la démarche judiciaire du gouvernement
Le président de l'UMP Jean-François Copé a indiqué ce mercredi qu'il soutenait la démarche judiciaire du gouvernement contre l'hebdomadaire d'extrême droite Minute sur Christiane Taubira, considérant sa Une «profondément scandaleuse».
Interrogé devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP) sur la saisine par Jean-Marc Ayrault du parquet de Paris, Jean-François Copé a déclaré que «oui bien sûr» il la soutenait, tout en insistant qu'il ne laisserait «pas dire ni sous-entendre que la France est raciste ou que les Français sont racistes».

12h Des attaques «dignes du Ku Klux Klan» pour Yamina Benguigui
« L'extrême droite vient d'importer, à visage découvert, une idéologie de l'Amérique ségrégationniste des années 50. Les insultes raciales et les attaques racistes lancées contre Christiane Taubira sont dignes du Ku Klux Klan. Aujourd'hui c'est un lynchage verbal. Demain, ce sera quoi ?» s'interroge dans une interview accordée mercredi à Nice Matin, la ministre délégué à la Francophonie.

11h45 Notre zapping des réactions à la Une de Minute

11h39 Le CRAN appelle François Hollande à agir contre le racisme
« Nous sommes tout à fait écoeurés par cette Une de Minute, indique Louis-Georges Tin, le président du CRAN dans un communiqué. Mais il y aura toujours des racistes. Ce qui est plus grave, c'est que François Hollande ne fasse rien. Combien de bananes faudra-t-il pour qu'il mette enfin en place un vrai plan de lutte contre le racisme ?»

11h37 Le CRAN va aussi engager des poursuites contre Minute

«Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) qui avait déjà porté plainte contre Anne-Sophie Leclere, entend saisir au plus tôt le procureur de la république et le défenseur des droits pour que le torchon d'extrême droite soit condamné au plus tôt», indique l'organisation dans un communiqué.

11h20  Alain Juppé dénonce «le degré absolu de l'abjection» et réclame une «réponse pénale»
«Minute contre C.Taubira: le degré absolu de l'abjection. Une réponse pénale s'impose !», a twitté ce mercredi matin le maire de Bordeaux et ex-ministre des Affaires étrangères.
11h14 Najat Vallaud-Belkacem se dit elle aussi victime de racisme
La porte-parole du gouvernement a confié en exclusivité à L'Express qu'elle avait elle aussi fait l'objet d'attaques racistes lors du débat sur le mariage pour tous. La ministre des Droits des femmes refuse toutefois de généraliser, soulignant que la multiplication des mariages mixtes est un signe d'ouverture de la France.
Lors de ses déplacements, il n'était pas rare que la porte-parole du gouvernement s'entende dire à sa descente de train par les opposants qui l'attendaient : "Puisque tu l'aimes tant que ça, le mariage pour tous, t'as qu'à le faire dans ton pays !" Cependant, la ministre des Droits des femmes ne veut pas généraliser et "tomber dans l'accusation de la France". L'augmentation du nombre de couples mixtes est, selon elle, un signe d'ouverture des Français. 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/najat-vallaud-belkacem-aussi-victime-de-racisme_1299007.html#CSJAJOuzFOUPRPgc.99
Lors de ses déplacements, il n'était pas rare que la porte-parole du gouvernement s'entende dire à sa descente de train par les opposants qui l'attendaient : "Puisque tu l'aimes tant que ça, le mariage pour tous, t'as qu'à le faire dans ton pays !" Cependant, la ministre des Droits des femmes ne veut pas généraliser et "tomber dans l'accusation de la France". L'augmentation du nombre de couples mixtes est, selon elle, un signe d'ouverture des Français. 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/najat-vallaud-belkacem-aussi-victime-de-racisme_1299007.html#CSJAJOuzFOUPRPgc.99
11h03 Une «indigne par sa stupidité et sa bassesse», pour le président du groupe Radical de l'Assemblée nationale
Dans un communiqué, Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe Radical de l'Assemblée nationale, estime que «La Une de l'hebdomadaire Minute est indigne par sa stupidité et sa bassesse, qui rappellent tristement la presse d'extrême droite des années 1930». «Le débat politique ne peut recourir au racisme et à l'injure politique, qui sont pénalement répréhensibles. Il doit, au contraire, respecter les valeurs d'égalité et de fraternité, qui sont les fondements essentiels de la République», poursuit-il.
10h59 Pour le ministre du Travail, Michel Sapin «la question n'est pas d'interdire un journal, c'est de faire respecter les lois de la République»
«La question n'est pas d'interdire un journal, c'est de faire respecter les lois de la République. C'est de ne pas transiger, mais pas d'un centimètre, pas d'un millimètre par rapport à un certain nombre de principes qui ne sont pas des principes de gauche, des principes de droite, qui sont des principes qui fondent notre vivre-ensemble. On ne peut pas supporter une image, un propos qui non seulement concerne un ministre de la République, mais qui est un propos strictement et purement raciste. Il existe des lois, ces lois doivent appliquées» a déclaré Michel Sapin sur France 2.
10h43 Le parquet annonce l'ouveture d'une enquête pour injure publique à caractère racial
10h32 Arnaud Montebourg approuve la décision de Matignon de saisir la justice
«L'abjection a des limites», s'est indigné sur France Inter le ministre du Redressement productif, qui a rendu hommage à la ministre de la Justice, la qualifiant de «grande dame». «Porter atteinte de cette manière mérite la justice. Il y a des cas où la justice peut saisir des journaux - et heureusement! - quand les journaux violent les principes les plus fondamentaux de la République», a-t-il affirmé.
10h15 Pour le maire de Paris, Bertrans Delanoë, «Aucun de nous ne doit offrir de prétexte au racisme».

Interrogé par Europe 1 sur la Une de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute le maire de Paris a estimé que «dans cette période de crise économique et sociale et de perte de référence démocratique, la République (devait) défendre ses valeurs» avant d'ajouter: «Aucun de nous ne doit offrir de prétexte au racisme».

10h11 «Minute» en vente dans les kiosques

L'hebdomadaire d'extrême droite Minute, dont la Une compare Christiane Taubira à un singe, était disponible en kiosque mercredi matin, alors que le gouvernement avait annoncé la veille étudier les moyens d'en empêcher la diffusion, a constaté l'AFP. Interrogé par l'AFP mercredi matin, un porte-parole de Presstalis, distributeur de la presse française, a expliqué que seule une décision de justice pouvait bloquer la diffusion d'un journal, et qu'à sa connaissance il n'existait aucune décision de ce type.

9h39 Le député UMP Bruno Le Maire se  dit «révolté» et apporte son «soutien» à Taubira
«Je combats tout de la politique de Mme Taubira. Je suis en désaccord complet sur sa réforme pénale, sur un certain nombre de choix qu'elle a fait. Mais je respecte tout de la personne de Christiane Taubira», a déclaré M. Le Maire sur RMC et BFMTV.

«On parle de la France, du pays des Droits de l'Homme, des Lumières, de la raison. La France est le pays de la raison. Je souhaite que l'on retrouve la raison et que l'on ne cède pas à ces passions, à la haine, aux affrontements stériles, à la caricature», a-t-il poursuivi.

L'objectif des auteurs de cette Une est «de ramener le débat à ce qu'il a de plus médiocre, de plus violent», a estimé l'ancien ministre de l'Agriculture.

«C'est un message de soutien. Je suis aussi révolté qu'elle, que tous les citoyens républicains en France, par les attaques dont elle fait l'objet», a-t-il conclu.

9h Harlem Désir appelle à une «révolte des républicains contre le racisme»

«Il faut que la loi s'applique contre ces agissements et une révolte des républicains contre cette banalisation de la haine» a déclaré le premier secrétaire du PS, invité mercredi matin de de Christophe Barbier sur le plateau de la matinale info d'i>TELE.

8h: Des débiles mentaux pour Jamel Debbouze

«Ça me conforte dans l'idée que ce sont des débiles mentaux. C'est complètement abruti. Je n'ai même pas d'avis tant j'estime que ça ne mérite pas qu'on en parle», a commenté l'humoriste invité mercredi matin sur Europe 1. «Franchement, leur accorder autant d'importance, c'est con parce que ça sert leur moulin. Moi, je m'en fous de leur avis. Je sais que la France n'est pas raciste, même s'il y a du racisme. Il y a une vraie nuance», a-t-il poursuivi.

Condamnations, indignations... Les réactions se multiplient ce mercredi matin au lendemain de la publication par l’hebdomadaire d’extrême droite Minute d’une une représentant la Garde des Sceaux Christiane Taubira accompagnée des surtitre et titre aux allusions racistes: «Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane.» Mardi soir, le Premier ministre a vivement réagi en saisissant le procureur de la République «en application de l'article 40 du code de procédure pénale» afin «de porter ces faits susceptibles de constituer l'infraction d'injure publique à caractère racial», précise un communiqué de Matignon. Interrogée par l'AFP la porte-parole de Minute persiste et signe: «Si des associations veulent le monter en sauce, c'est leur problème (...) Nous trouvons que c'est indécent, il y a plein d'autres problèmes dans ce pays», a réagi Hélène Valette. «Nous assumons cette 'une', c'est satirique, personne ne s'offusque des 'unes' de Charlie Hebdo», a-t-elle ajouté.