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Transports: La SNCF met les petits bocaux dans les grands pour sa voiture-bar

Transports: La SNCF met les petits bocaux dans les grands pour sa voiture-bar

TRANSPORTS – Depuis le 4 novembre, les TGV proposent une gamme plus variée et affiche des grandes marques et des produits locaux sur ses menus…
La SNCF a renouvelé son offre de restauration le 4 novembre 2013.
La SNCF a renouvelé son offre de restauration le 4 novembre 2013.  - A. GELEBART / 20 MINUTES
Oihana Gabriel

Oihana Gabriel

«Epaule d’agneau au colombo d’aubergines et figues», «tiramisu de tomates et céleri-feuille». La carte de la voiture-bar des TGV prend des airs de restaurant gastronomique depuis le 4 novembre. Longtemps critiquée, la cuisine made in SNCF s’est offert un relooking total. En invitant à bord les grandes marques souvent plébiscitées par les consommateurs: Paul au petit-déjeuner (uniquement pour la première classe), monop’ daily et Boco (pour les gourmets et gros budgets) au déjeuner, Michel & Augustin pour le goûter et Illy pour le café... entre autres.

Des recettes de chefs en bocaux

«On a fait monter à bord des marques connues et reconnues, mais aussi des menus totalement bio avec Boco, des bocaux dont les recettes ont été élaborées par des chefs étoilés comme Anne-Sophie Pic ou Gilles Goujon, souligne Agnès Ogier, directrice marketing de SNCF voyages. Evidemment, nous recyclons ces bocaux.» Logique, mais peu pratique dans un espace confiné comme un TGV. Tous les voyageurs sur des trajets en France de plus d’une heure peuvent également goûter des produits locaux: les calissons d’Aix, les cannelés, le pain d’épices et les galipotes s’affichent donc sur les cartes et sur les nouvelles vitrines des voitures-bars. Avec, attention, quelques best-sellers toujours sur le haut du flyer, «dont notre must, le croque-monsieur. On en vend 800.000 par an, précise Agnès Ogier. La restauration rapide est montée en qualité, c’est aussi pour ça qu’on a voulu élargir l’offre depuis le prix d’entrée jusqu’au déjeuner-plaisir».

Car question prix, la carte fait le grand écart. Si la SNCF se targue de proposer désormais un petit-déjeuner à 3,90 euros «très accessible» le prix du menu déjeuner navigue entre 8,30 et 13,90 euros. Le repas le plus onéreux se déguste évidemment en première classe, avec trois bocaux Boco pour 21 euros. «Mais on a gardé des menus au même prix, 8,30 euros que l’on peut s’offrir avec un ticket-restaurant», argumente Agnès Ogier.

Du chocolat Angelina et café Illy

Après un petit test gustatif, quel verdict? Dans l’ensemble, la qualité prend le train en marche. On se délecte avec le Boco signé du chef Régis Marcon «duo de saumon snacké et salade de lentilles vertes» froid (comme tous les Boco proposés en voiture): les produits ont du goût et se détachent bien. Les gourmands amateurs de sucré se lècheront les babines avec le célèbre chocolat Angelina, le cake citron-pavot et le succulent carré caramel-chocolat au lait de Michel & Augustin.

Les dépendants au café seront ravis de tremper leurs lèvres dans un café Illy serré ou un jus d’orange frais monop’daily pour un rendez-vous matinal, ceux qui font attention à leur ligne pourront tester l’ananas découpé goûteux et les curieux se délecteront d’un pain d’épices Läckerwilly dense. La variété, le bio et les bons produits sont au rendez-vous, mais question économies, il faudra attendre le prochain train de mesures.