Colombe Brossel:«Ecole par école, les choses s’améliorent»

RYTHMES SCOLAIRES Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative réagit aux appels à la grève qui troubleront les écoles parisiennes cette semaine…

Propos recueillis par Delphine Bancaud

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Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, le 21 mars 2013.
Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, le 21 mars 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les agents de la Ville sont en grève ce mardi pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail après la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires. Que répondez-vous à leurs revendications?

Nous sommes en discussion avec eux depuis plusieurs mois et nous allons répondre à plusieurs de leurs demandes. Dans un courrier que le maire de Paris leur a adressé ce vendredi, il s’est ainsi engagé à ce qu’un agent supplémentaire soit prévu dans chaque école maternelle pour aider aux réveils échelonnés des élèves après la sieste et au change des petits. Bertrand Delanoë a aussi acté le fait que le temps de présence des animateurs serait accru d’une heure par semaine pour leur permettre d’installer le matériel nécessaire avant leurs ateliers et de le ranger ensuite. Enfin, la rémunération des animateurs sera revalorisée de 950 euros bruts par an et celle des Asem (agents spécialisés des écoles maternelles) de 500 euros bruts par an. Ces mesure seront rétroactives et prendront en compte les mois de septembre à décembre 2013. Toutes ces décisions seront discutées mardi lors du Conseil de Paris.

Ce Conseil risque d’être houleux, notamment car les élus UMP vont exiger des précisions sur les incidences budgétaires de la réforme, qu’allez-vous leur répondre?

La question du coût de la réforme est légitime. En novembre, nous avons décidé d’accélérer les recrutements des Asem: 400 seront recrutés sur trois ans et non sur quatre. Cette décision a un fort impact budgétaire pour 2014. Mais il ne faut pas oublier que cette décision va aussi nous permettre d’obtenir un financement plus important de la caisse d'allocations familiales.

Jeudi, ce sera au tour des enseignants et des parents d’élèves de descendre dans la rue. Comment expliquez-vous que trois mois après la rentrée, ils soient toujours réfractaires à cette réforme?

Après une rentrée compliquée, les différents ajustements ont permis de régler beaucoup de situations difficiles. Ecole par école, les choses s’améliorent. J’ai le sentiment que le ras-le-bol des enseignants va bien au-delà des nouveaux rythmes. Et les comptes rendus des conseils d’école sur le sujet sont plutôt positifs. Quant aux parents d’élèves, les principales fédérations, la FCPE et la Peep, ne demandent pas l’arrêt de la réforme. Et les élèves que je rencontre sont plutôt contents de leurs activités. Mais nous sommes dans une démarche d’amélioration permanente et chaque fois que l’on constatera qu’une association ne répondra pas à nos exigences, nous arrêterons avec elle.