Lille: Situation bloquée pour les Roms à la Bourse du travail

SOCIETE Les syndicats dénoncent une «crise humanitaire, sanitaire et sociale»...

avec AFP

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M.Libert/20 Minutes

Les quelque 90 Roms hébergés depuis le 28 octobre par des syndicats occupaient toujours la Bourse du travail de Lille après une tentative infructueuse pour récupérer leurs caravanes vendredi, ont annoncé les syndicats, dénonçant une «crise humanitaire, sanitaire et sociale».

Ces familles Roms font partie des quelque 250 personnes qui, après avoir été évacuées le 28 octobre au matin d'un campement à Villeneuve d'Ascq (Nord), avaient trouvé refuge le soir à la Bourse du travail, dans le quartier Fives de Lille.

«Dans le souci de dénouer la crise liée à l'accueil des Roms à la Bourse du travail, les syndicats, les associations et les Roms ont tenté, ce vendredi, d'aller chercher les caravanes dans les fourrières (...) et de les installer sur le parking sécurisé de la Bourse du travail», ont indiqué dans un communiqué les syndicats CGT, FSU et Solidaires.

Pas de problèmes sur les caravanes

«Alors qu'elles avaient obtenu l'accord des services préfectoraux le matin, elles se sont heurtées vers 16H00 à un cordon de CRS barrant l'accès au parking», ont-ils ajouté.

«Les caravanes ne peuvent donc se poser nulle part ! Comment comprendre que les Roms puissent rester dans les bureaux de la Bourse et ne puissent pas s'installer sur le parking de cette même Bourse ?», s'interrogent-ils.

«On est confronté à un non-sens. Il était convenu avec la préfecture qu'on puisse récupérer les caravanes. Quand on se rend sur place, on ne peut plus les récupérer. Au même moment, la police est arrivée ici (à la Bourse du travail)», a précisé à l'AFP Olivier Treneul, de Solidaires.

«Il n'y a aucun problème pour récupérer les caravanes, il n'y en a jamais eu», a-t-on indiqué à la préfecture du Nord.

«Le préfet du Nord a accepté que les caravanes qui auraient été saisies lors des récentes évacuations de campements illicites, soient restituées gratuitement à leurs occupants. Par ailleurs, concernant la dernière évacuation du campement (...) de Villeneuve d'Ascq, le préfet a décidé de suspendre le délai de huit jours conduisant à leur destruction», a-t-on ajouté.