Un député de Castres «pro-autoroute» s'incruste à la sous-préfecture

MANIFESTATION Philippe Folliot a occupé brièvement le bureau du sous-préfet...

avec AFP

— 

Autoroute A13, illustration.
Autoroute A13, illustration. — SUPERSTOCK/SIPA

Le député centriste du Tarn Philippe Folliot a «occupé», vendredi, le bureau du sous-préfet de Castres pour dénoncer le «blocage» du projet d'autoroute Castres-Toulouse et réclamer l'arbitrage de François Hollande, a-t-on appris auprès de lui et de la sous-préfecture.

Le parlementaire UDI s'est dit «prêt à rester dans le bureau du sous-préfet le temps qu'il faudrait pour obtenir une réponse de l'Etat». Il était accompagné d'une petite délégation de chefs d'entreprises et représentants de syndicats de salariés et de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Tarn.

«Est-ce que la décision du ministre Jean-Louis Borloo en 2010, de mise en concession de l'autoroute Castres-Toulouse, est remise en cause, oui ou non? C'est la première question que nous posons», a déclaré à l'AFP le député, membre du parti de M. Borloo et de l'alliance centriste L'alternative.

«L'agglomération Castres-Mazamet est la seule de 100.000 habitants, en France, à ne disposer ni de deux fois deux voies ni d'aéroport international ni de gare TGV», a par ailleurs assuré le député dans un communiqué, jugeant que «l'enclavement du bassin Sud Tarn» concourt à «l'asphyxie» de la région.

Version différente de la part de la sous-préfecture

La sous-préfecture a précisé de son côté que le député avait «été reçu, ainsi qu'une délégation de représentants d'entreprises du sud du Tarn, par la secrétaire générale».

«Installées dans le bureau du sous-préfet, cinq personnes dont le député y demeurent (dans l'après-midi), dans le calme, en présence du sous-préfet, en attente d'une réponse à leurs questions sur ce projet», a-t-on précisé de même source.

Décidée par l'Etat en 2010, la mise en concession privée de la liaison Castres-Toulouse est toujours à l'étude, la phase d'enquête publique n'a toujours pas été ouverte.

Les chefs d'entreprise du Tarn militent pour cette solution tandis que les écologistes, l'extrême gauche, le Front de gauche, mais aussi le Front national sont contre toute autoroute et pour des aménagements de la RN126, tandis que la majorité des élus socialistes de la région penchent pour une deux fois deux voies gratuite.