Métros, RER, Tramways, Transiliens... Les transports sont-ils souvent en retard en Ile-de-France?

Jérôme Comin
— 
Une rame du RER A entre en gare de Châtelet-les-Halles.
Une rame du RER A entre en gare de Châtelet-les-Halles. — VALINCO/SIPA

 Il n’était pas satisfait et il y a de quoi. Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, a auditionné mercredi les opérateurs des transports en commun d’Ile-de-France. Et ces derniers ont passé un sale quart d’heure. Objet de son courroux: la ponctualité des trains. «Il y a une différence profonde entre les résultats à la SNCF et à la RATP. Pour les métros, à l’exception de la 13 et de la 4, la ponctualité s’améliore, expliquait Huchon mercredi à 20 Minutes. Pour la SNCF, je suis beaucoup plus critique. Ma plus grande préoccupation va sur les RER et notamment la D. Cinq des huit lignes deTransilien présentent des résultats moins bons qu’en 2012 sur la ponctualité. Une dégradation d’autant plus difficile à comprendre qu’on a mis beaucoup d’argent dans les transports publics.» A l’aide du bulletin d’information publié en septembre par le Syndicat des transports franciliens (Stif) portant sur la période janvier à juin 2013, 20 Minutes fait le point sur la ponctualité des RER, métros, Transiliens et Tramway de la région.

Les lignes 4 et 13 affichent des résultats en retrait par rapport à 2012 même si la RATP se dit optimiste concernant la 4 en raison de son automatisation progressive prévue sur les cinq prochaines années. A noter que les lignes 8 et 14 surperforment notamment grâce à leur automatisation.

Les RER restent les gros points noirs des transports en commun franciliens notamment sur les lignes D et B. «Depuis deux mois, cette ligne fonctionne mieux, les usagers nous le disent, précise Jean-Paul Huchon. Mais on a l’impression d’être tiré vers le bas par des incidents qui résultent d’une faiblesse d’exploitation. Il faut aussi tenir compte de lignes trop longues et ramifiées et d’un réseau saturé.»

Très performantes l’an passé, les lignes de tramways affiche une tendance à la baisse sur le premier semestre 2013. Exemple le plus flagrant: la ligne 3a qui passe de 99,8% de ponctualité à 96,9%. Une baisse qui peut s’expliquer par une fréquentation supérieure à ce que prévoyait la RATP.

Pas la peine de chercher bien longtemps pour trouver les cancres en matière de ponctualité au sein des transports en commun franciliens. Les Transiliens, notamment ceux au départ de la gare Saint-Lazare (J et L), affichent des taux de près de 10% inférieurs aux objectifs fixés par le Stif. Le bonnet d’âne revient tout de même à la ligne K (Paris Nord-Crépy).