Violences à Trappes: Une information judiciaire contre un policier ouverte pour incitation à la haine raciale

JUSTICE Il avait partagé une image à connotation islamophobe sur son wall Facebook...

avec AFP

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Des émeutes ont éclaté à Trappes (Yvelines) en Juillet 2013 après le contrôle d'identité d'une jeune femme voilée.
Des émeutes ont éclaté à Trappes (Yvelines) en Juillet 2013 après le contrôle d'identité d'une jeune femme voilée. — MIGUEL MEDINA / AFP

Le parquet de Versailles (Yvelines) a ouvert une information judiciaire contre un policier du commissariat de Trappes soupçonné d'avoir partagé une image à connotation islamophobe sur son compte Facebook, en marge des violences urbaines de juillet, a annoncé vendredi à l'AFP le procureur Vincent Lesclous.

Un juge d'instruction va enquêter sur des faits présumés d'«incitation à la haine et à la discrimination raciale».

«Les femmes blanches sont les plus belles»

Ce gardien de la paix a participé au contrôle d'identité mouvementé d'une femme intégralement voilée à Trappes (Yvelines), le 18 juillet, incident qui avait provoqué trois nuits de violences dans cette banlieue.

Il aurait notamment partagé sur son compte Facebook, fermé depuis, une photo du groupe «Les femmes blanches sont les plus belles». Sur cette photo reprenant le logo de la municipalité de Trappes et proclamant «la douceur de vivre», une femme portant le niqab était représentée sous un ciel éclatant devant une mosquée.

«C'est une infraction complexe»

D'autres propos détectés sur sa page Facebook ne feront pas l'objet de poursuites en raison de leur prescription, qui est d'un an dans ce type de dossier.

«C'est une infraction complexe», a simplement commenté le procureur, en souhaitant que le policier «puisse s'expliquer (...) en étant défendu».

Placé en garde à vue en septembre à l'IGPN, la «police des polices», le gardien de la paix a expliqué aux enquêteurs qu'il pensait que sa page Facebook avait été piratée, selon Lesclous.