Doux: Le volailler finalise un accord de reprise

INDUSTRIE Les futurs repreneurs sont le groupe saoudien Almunajem, son premier client, et la holding de la famille Calmels D&P...

avec AFP

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Doux a annoncé lundi avoir conclu un accord actant l'entrée au capital du groupe saoudien Almunajem, son premier client, et la holding de la famille Calmels D&P, à la veille d'une audience cruciale pour le volailler breton.
Doux a annoncé lundi avoir conclu un accord actant l'entrée au capital du groupe saoudien Almunajem, son premier client, et la holding de la famille Calmels D&P, à la veille d'une audience cruciale pour le volailler breton. — Francois Lo Presti AFP

Le volailler breton Doux, en redressement judiciaire, est sur le point de finaliser un accord de reprise avec le groupe saoudien Almunajem, son premier client, et la holding de la famille Calmels D&P, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

A l'issue des négociations, «D&P détiendra 52,5% du capital de Doux, Almunajem 25% et la famille Doux 22,5%», a-t-on indiqué de mêmes sources. «La signature devrait intervenir dans les prochains jours», a-t-on précisé. Doux, en redressement judiciaire depuis juin 2012, a déjà supprimé un millier d'emplois. Il est actuellement contrôlé à 80% par la famille Doux et à 20% par BNP Paribas.

Un groupe de 2.400 collaborateurs

Cette nouvelle tombe à point alors que l'industrie agroalimentaire traverse une crise sans précédent en Bretagne, suscitant la colère de centaines de travailleurs victimes de restructurations. Outre le volailler Doux, le volailler Tilly-Sabco où 300 emplois sur 340 sont menacés en janvier 2014 et la société d'abattage/transformation Gad SAS qui a supprimé 889 emplois, l'agroalimentaire breton est confronté à de sérieuses difficultés économiques et sociales, amplifiées par celles de son agriculture qui peine face à la concurrence étrangère. Les deux secteurs représentent environ un tiers des emplois de la région.

Doux, qui a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 650 millions d'euros, s'est recentré sur l'export et la transformation (Père Dodu) après s'être allégé à l'automne 2012 de son pôle frais. Le groupe, fondé en 1955 et dont le siège est à Châteaulin (Finistère), dispose de cinq sites de production en France, trois couvoirs et deux usines d'aliments et compte désormais 2.400 collaborateurs.