Les «moches» placés au fond d'un célèbre restaurant parisien?

J. C.

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Le restaurant Le Georges au 6e étage du Centre Pompidou à Paris.
Le restaurant Le Georges au 6e étage du Centre Pompidou à Paris. — SETBOUN PHOTOS/SIPA

Les «moches» ne sont pas au menu. Selon une information publiée mercredi dans Le Canard enchainé, le restaurant parisien Le Georges du centre Pompidou (4e) a donné comme consigne à ses hôtesses d’accueil de placer les «pas beaux» au fond et ceux dotés d’un physique plus avantageux là où les visiteurs du musée peuvent les voir, c’est-à-dire devant les vitrines de l’établissement.

Une exception pour les célébrités?

Le patron du restaurant, Gilbert Costes, «nous serine les principes de la maison, dont il est très fier, vu qu'il les a inventés», confie même une ancienne hôtesse de ce lieu cossu qui se trouve au 6e étage du Musée national d’art moderne. Seule exception à cette règle tacite, si le client est une célébrité, ce dernier a droit à une place en vitrine, même si elle est laide, précise l’hebdomadaire.

Contacté par 20 Minutes, le groupe Beaumarly, appartenant à Gilbert et Thierry Costes, «ne souhaite pas faire de commentaires sur cette affaire». De son côté, la direction du groupe Costes tient, elle, à préciser que «cette affaire n’a rien voir avec nous puisque Le Georges ne fait plus parti du groupe depuis trois ans et la vente de ce restaurant au groupe Beaumarly».

S’il «n’a pas eu vent de telles pratiques», un ancien employé du Marly, autre restaurant chic appartenant à Gilbert et Thierry Costes, reconnaît qu’un des critères de sélection pour travailler dans l’établissement était le physique. «Pour les hôtesses d’accueil, il n’y avait que des bombes et les serveurs étaient du même niveau, c’est un peu la philosophie du groupe…», glisse-t-il.