Centenaire 1914-18: Hollande va célébrer les valeurs de la France

POLITIQUE Un moment consensuel dans une période compliquée pour le chef de l'Etat...

M.P. avec AFP

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François Hollande à l'Elysée le 4 novembre 2013.
François Hollande à l'Elysée le 4 novembre 2013. — SEVGI/SIPA

Voilà une prise de parole du chef de l'Etat qui devrait être consensuelle. En retrait ces derniers temps, François Hollande lance ce jeudi les commémorations du centenaire de la «Grande Guerre» de 14-18 par un discours solennel à l'Elysée. L’occasion pour le chef de l’Etat, en retrait ces derniers temps alors que les sondages sont catastrophiques, d’évoquer les valeurs de la Nation et de la République. Il abordera aussi les thèmes de la «cohésion nationale, des relations internationales, de l'amitié entre les pays» mais aussi «la grandeur de la France», selon un membre du gouvernement.

François Hollande peut également «faire un lien avec la gravité de la situation actuelle. Mais il ne faut pas qu'il dérive de son discours. On ne peut pas instrumentaliser les Poilus des tranchées», estime un conseiller du président alors que la fronde des Bonnets rouges se poursuit. «C'est un discours qui inaugure un cycle important de commémorations. Il ne faut pas lui donner une autre importance que celle-là» même si le président «peut à cette occasion évoquer les valeurs de la France et de la République», a quant à lui indiqué à l'AFP Aquilino Morelle, conseiller politique du chef de l'Etat.

«Un moment d'unité nationale»

Au plus bas dans les sondages (75% des Français désapprouvent son action selon un récente enquête de l'Ifop), François Hollande se trouve relégué parmi les présidents les plus impopulaires de la Ve république un peu plus d'un an et demi après son accession au pouvoir.

Au-delà de la bataille politique, la célébration de la Grande guerre est conçue pour être un marqueur du quinquennat de François Hollande comme l’a été celle du bicentenaire de la Révolution française, en 1989 pour François Mitterrand. Cette commémoration «doit être un moment d'unité nationale, mais aussi la proclamation de notre engagement pour une construction européenne pacifique et surtout une proclamation que la France est au service de la paix», affirmait François Hollande le 11 novembre 2011, quand encore candidat, il était venu se recueillir sur les champs de bataille de la Marne.