Bijouterie braquée de Nice: cinq personnes en garde à vue

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Le présumé  complice du braqueur tué le 11 septembre par un bijoutier niçois a été mis en examen vendredi soir pour "vol avec arme", a indiqué son avocat.
Le présumé  complice du braqueur tué le 11 septembre par un bijoutier niçois a été mis en examen vendredi soir pour "vol avec arme", a indiqué son avocat. — Jean Christophe Magnenet AFP

Cinq personnes sont en garde à vue jeudi à Nice dans le cadre de l'enquête sur le vol avec arme en septembre du bijoutier niçois Stephan Turk, qui avait tué l'un des braqueurs lors de sa fuite à scooter, a indiqué la police judiciaire de Nice.

Le 11 septembre, le bijoutier avait défrayé la chronique en tuant lors de sa fuite Antony Asli, l'un des deux braqueurs. Il avait reçu dans la foulée un exceptionnel soutien national sur les réseaux sociaux.

Le complice présumé du braqueur abattu, un homme de 20 ans en garde à vue depuis mercredi après-midi, garde le silence et n'a pas sollicité la présence de son avocat. Sa garde à vue a été prolongée.

Le jeune homme arrêté a effectué un séjour en Tunisie depuis le dramatique braquage.

Trois personnes ont été interpellées tôt jeudi matin à Nice et dans la petite commune proche de Carros. Les hommes âgés de 24 et 26 ans sont des connaissances du malfaiteur tué et de son complice présumé, dont les domiciles familiaux sont à Carros.

Les enquêteurs soupçonnent ces trois personnes d'être au courant de certains éléments de l'enquête ou éventuellement d'avoir apporté une aide.

Dans la journée de jeudi, une cinquième personne a été placée en garde à vue. Il s'agit d'un ami proche du braqueur Antony Asli, qui aurait été le dernier à le voir avant l'attaque de la bijouterie. Il avait déjà été entendu en septembre par la police, qui a souhaité le reconvoquer pour des précisions complémentaires.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a félicité mercredi soir dans un communiqué les enquêteurs de la PJ de Nice qui ont procédé à l'arrestation du deuxième braqueur présumé, saluant «le minutieux travail d'investigation mené par les policiers, sous l'autorité du procureur de la République».

Dans cette enquête pour vol, le bijoutier est partie civile. Mais parallèlement, Stephan Turk a été mis en examen pour homicide volontaire et assigné à résidence sous bracelet électronique.

Le 11 septembre, il s'était fait braquer par deux jeunes gens casqués et vêtus de noir en ouvrant sa boutique le matin.

Sous la menace d'un fusil à pompe, ils lui avaient porté des coups de poing et de pied, lui demandant d'ouvrir le coffre. Le commerçant avait obtempéré et les deux malfaiteurs s'étaient emparé de bijoux, avant de repartir sur un scooter volé de grosse cylindrée, qui sera retrouvé sur les hauteurs de Nice.

Le bijoutier, qui avait déjà fait l'objet d'un vol à la disqueuse en 2012, s'était saisi d'un pistolet semi-automatique et, depuis le seuil de son commerce, avait fait feu à trois reprises, deux fois pour immobiliser le deux-roues et une troisième fois «parce que le passager l'aurait menacé directement de son arme», avait-il expliqué lors de sa garde à vue.

La victime, Antony Asli, mortellement touchée, était un jeune homme de presque 19 ans, qui avait été condamné à quatorze reprises par la justice pour des vols, des violences et des infractions routières.