Un proche de Serge Dassault suspecté de tentative d'assassinat

JUSTICE Younès Bounouara a été écroué par des magistrats d'Evry dans la nuit de mercredi à jeudi et affirme que les coups de feu étaient accidentels...

avec AFP

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 L'industriel et sénateur UMP Serge Dassault à Paris lors du défilé du 14 juillet 2013.
 L'industriel et sénateur UMP Serge Dassault à Paris lors du défilé du 14 juillet 2013. — MARTIN BUREAU / AFP

Younès Bounouara, un proche de Serge Dassault à Corbeil-Essonnes, a été mis en examen pour tentative d'assassinat et écroué par des magistrats d'Evry après une cavale de plusieurs mois à l'étranger qui s'est terminée mercredi.

Présenté comme l'intermédiaire de Serge Dassault dans les cités de Corbeil, dont le célèbre avionneur fut maire de 1995 à 2009, Younès Bounouara a été placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de la Santé à Paris, a indiqué son avocat, Me David-Olivier Kaminski.

Trois coups de feu

Younès Bounouara est soupçonné d'avoir tiré à trois reprises le 19 février sur un homme en plein Corbeil-Essonnes, sur fond de spéculations sur un système d'achat de vote mis en place sur la commune.

A l'issue de plus de cinq heures d'audition devant le trio de magistrats en charge du dossier, Me Kaminski a indiqué son intention de contester la mise en examen et le mandat de dépôt de son client. «La tentative d'assassinat n'est pas fondée au regard des éléments. Le coup de feu a été porté de manière involontaire sans volonté de nuire à la victime», a dit l'avocat.

Dassault témoin assisté

Dans ce dossier criminel, Serge Dassault qui nie tout système de clientélisme électoral, a été placé sous le statut de témoin assisté pour complicité de tentative d'assassinat.

Selon Me Kaminski, son client a été interrogé sur ses liens avec l'industriel et il aurait indiqué aux juges que M. Dassault «n'a aucun lien direct ou indirect avec cette affaire».

En fuite depuis les faits qui lui sont reprochés, Younès Bounouara a été arrêté mercredi en début d'après-midi par des hommes de la PJ de Versailles, à la descente d'un avion en provenance d'Alger à l'aéroport de Roissy. «Il n'a pas fui la justice, il a fui ses agresseurs», a commenté Me Kaminski.