Plainte en diffamation de Cantat contre l'ex-compagnon de Krisztina Rady

JUSTICE L'ex-compagnon de Krisztinia Rady avait suggéré que le chanteur portait une responsabilité dans le suicide de cette femme en 2010...

avec AFP

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Bertrand Cantat le 29 juin 2012 aux Eurockéennes de Belfort. 
Bertrand Cantat le 29 juin 2012 aux Eurockéennes de Belfort.  — POL EMILE/SIPA

Bertrand Cantat a déposé plainte mardi pour diffamation contre un ex-compagnon de sa femme Krisztina Rady, qui l'avait accusé de «terreur psychologique» et suggéré qu'il portait une responsabilité dans le suicide de cette femme en 2010, a annoncé l'avocat du chanteur.

Dans une interview à VSD parue le 22 août, François Saubadu s'était dit «prêt à porter plainte» pour «rechercher la vérité».

«Je peux attester de la terreur psychologique que Bertrand Cantat exerçait sur Krisztina», ajoutait-il, décrivant un «grand manipulateur, capable d'accès de violence et doté d'une force inouïe». Il relatait aussi des épisodes de violence et s'interrogeait sur les véritables causes du suicide de son ancienne amie.

Krisztina Rady s'est suicidée en janvier 2010 au domicile conjugal à Bordeaux. L'ancien leader de Noir Désir, alors sorti de prison depuis deux ans après le meurtre de l'actrice Marie Trintignant en 2003, a été mis hors de cause par la justice.

François Saubadu entendu jeudi dernier à la PJ de Bordeaux

«Monsieur Bertrand Cantat a saisi ce jour le doyen des juges d'instruction de Paris d'une plainte en diffamation», a annoncé dans un communiqué l'avocat du chanteur, Me Aurélien Hamelle. La plainte vise François Saubadu, le directeur de la publication de VSD, Rolf Heinz, et l'auteure de l'article. «Cette plainte a été déposée conjointement à celle déposée par les parents de Madame Krisztina Rady à raison du même article» de VSD, a ajouté l'avocat.

Lorsque VSD avait diffusé cette interview, une avocate parisienne spécialisée dans les violences conjugales, Me Yaël Mellul, menait déjà campagne, seule, pour que le chanteur soit poursuivi et que soit reconnu un «suicide forcé» par des violences psychologiques. Elle avait lancé cette campagne contre l'avis des propres parents de Kristina Rady.

François  Saubadu avait mandaté Me Mellul pour ses démarches judiciaires, mais après des dissensions, ils ont mis fin à la mission de conseil qui les liait. Entendu jeudi dernier comme témoin à la PJ de Bordeaux, François Saubadu n'a pas porté plainte.