Les Tilly-Sabco quittent la sous-préfecture de Morlaix après un contact positif avec le gouvernement

SOCIAL Le ministre de l'Agriculture s'est engagé à défendre leur cause à Bruxelles...

avec AFP

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Manifestation d'employés de Tilly-Sabco devant la sous-préfecture de Morlaix le 4 novembre 2013.
Manifestation d'employés de Tilly-Sabco devant la sous-préfecture de Morlaix le 4 novembre 2013. — DAMIEN MEYER / AFP

Il estiment que le gouvernement les a entendus. Les Tilly-Sabco ont quitté ce lundi soir la sous-préfecture de Morlaix qu'ils occupaient, à la demande de leur PDG qui a reçu l'assurance du ministre de l'Ariculture Stéphane Le Foll d'une demande de rendez-vous avec le commissaire européen pour défendre les restitutions européennes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

«J'ai demandé à ce qu'on lève le camp», a déclaré à l'AFP le PDG de Tilly-Sabco, Daniel Sauvaget. «Le ministre (de l'Agriculture) Le Foll s'est engagé par écrit à demander un rendez-vous cette semaine avec le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, auquel il participera avec les représentants de la filère, pour défendre les restitutions européennes», ces aides à l'export supprimées par Bruxelles.

Jusqu'à un millier d'emplois dans la balance

En milieu d'après-midi, entre 150 et 200 salariés de l'entreprise, mais aussi des éleveurs de poulets, avaient pénétré dans la cour de la sous-préfecture, après que la grille eut été défoncée à l'aide d'un engin de levage. Les manifestants étaient décidés à rester sur les lieux et avaient allumé un feu, alimenté avec des feuillages et des pneus, tandis que le PDG de l'entreprise, Daniel Sauvaget, s'entretenait avec le sous-préfet.

Daniel Sauvaget a annoncé la semaine dernière qu'à partir de janvier, Tilly-Sabco cesserait son activité de poulet export. Celle-ci représente 90% de son chiffre d'affaires (136 millions d'euros en 2012) et occupe la quasi-totalité de ses employés (300 sur 340 salariés). Au-delà de Tilly-Sabco, un millier d'emplois seraient menacés, selon lui.

Le 18 juillet, Bruxelles a supprimé les aides à l'exportation pour les poulets congelés. Ces «restitutions» permettaient aux poulets européens de concurrencer les volailles brésiliennes sur le marché international, notamment au Moyen-Orient.