«J'espère que la NSA n'a pas intercepté mon SMS sur ma recette de cake aux olives»

VOTRE AVIS Et si la NSA avait lu un de vos SMS? Nous avons posé la question aux internautes de «20 Minutes»...

Christine Laemmel

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L'application Twitter sur mobile.
L'application Twitter sur mobile. — BEN STANSALL / AFP

«Absolument rien à cacher.» La réponse de Véronique ce lundi sur Twitter, est celle qui revient le plus souvent chez les internautes de 20 Minutes, dès qu’on parle de non respect de la confidentialité. Qu’il s’agisse des failles de sécurité de Google, des politiques de gestion des données personnelles de Facebook ou des écoutes téléphoniques menées par le gouvernement des Etats-Unis.

D’après le quotidien Le Monde, l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a enregistré 70,3 millions de données téléphoniques de Français entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013. En août, le Guardian révélait déjà que la NSA a la main mise sur 75% des données circulant sur le Web.

«Je n'envisage de tuer personne donc ça ne me gêne pas»

Inquiétant? «Je ne me sens pas du tout concernée», répond Aurélie. «Je n'envisage de tuer personne ni de faire sauter quoi que ce soit donc ça ne me gêne pas, renchérit Vigi dans les commentaires. Mes conversations n'ayant d'intérêt que pour moi-même et mes proches, elles ne doivent retenir l'attention de personne.» Et si par accident, un de leurs échanges arrivait aux oreilles des Etats-Unis, les internautes s’amusent plutôt de l’absurdité du résultat. «J'espère qu'il ont pris plaisir à écouter ma mère se lamenter parce que je n'ai toujours pas de mari», blague par exemple Li Lou.

Vierges de toute attitude répréhensible et souvent impudiques, d’autres internautes retiennent même l’utilité de la pratique. Voire son caractère inévitable. «Si ça peut aider à démasquer le terrorisme par une voie moins légale, pourquoi pas», propose Slad, suivi par Kevin. «Pour notre sécurité, il faut s'y contraindre, estime le jeune homme sur Twitter. Nous devons tous être un minimum "surveillés.»

La vie privée est «une question de principe»

Un mal nécessaire, Husam approuve, mais s’interroge tout de même sur «la limite» de ces intrusions. Car pour beaucoup, la vie privée n’est pas un concept malléable à souhait, mais bien «une question de principe», «une garantie fondamentale» avec laquelle on ne compose pas, même «au prétexte du terrorisme».

Pour tenter de se protéger, Chrif a opté pour la prévention. A la fin de chaque mail, cet internaute ajoute le message suivant: «Cet envoi par messagerie électronique est personnel et son contenu protégé (…) Les informations, les idées (…) qu'il peut contenir ne peuvent être utilisées ou exploitées qu'avec l'accord de leur auteur.» Un ajout «par pure forme» dont il ne sait rien de l’efficacité. «Je ne sais pas si cet avertissement est dissuasif, nous dit-il, mais son intérêt, c'est qu'il est indiqué.»