Le tueur en série Emile Louis est mort

JUSTICE Emile Louis, condamné à la perpétuité pour le meurtre de sept jeunes filles déficientes mentales, est décédé ce dimanche à l'âge de 79 ans...

A. Le G.

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Emile Louis, le 10 octobre 2005, dans le boxe des accusés à la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence.
Emile Louis, le 10 octobre 2005, dans le boxe des accusés à la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Il avait été condamné à la perpétuité en 2004 pour le meurtre des sept «disparues de l'Yonne» à la fin des années 1970. Il a été découvert dimanche matin dans sa chambre d’hôpital. Le tueur en série Emile Louis, 79 ans, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à Nancy (Meurthe-et-Moselle), a annoncé L'Est Républicain.

Hospitalisé pour raisons de santé

Emile Louis avait été hospitalisé à la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin) dimanche dernier, avant un transfert le lendemain à l'unité hospitalière sécurisée de Nancy pour subir un scanner neurologique. Selon une source proche du dossier, le tueur en série avait de sérieux ennuis de santé et perdu beaucoup de poids ces derniers mois. Il devait être vu ce lundi par un expert médecin, dans le cadre d'une demande de suspension de peine pour raisons de santé.

Condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité

Emile Louis avait été condamné en 2004 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans pour le meurtre des «disparues de l'Yonne», sept pupilles de la Ddass, déficientes mentales légères, qui avaient disparu dans la région d'Auxerre entre 1975 et 1979. La plupart avait fréquenté le bus scolaire conduit par Emile Louis. Le verdict a été confirmé par la cour d'assises d'appel de Paris en novembre 2006.

Rattrapé vingt ans près les faits

Emile Louis, né en 1934, s'engage dans la marine à 17 ans puis est envoyé en Indochine. Il regagne l'Yonne à 20 ans où il travaille tour à tour comme maçon, cheminot, gardien de château, puis chauffeur. C'est lui qui, pendant des années, transporte les jeunes handicapées de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) de l'Yonne, où il bénéficia longtemps de l'affection de certains proches des dirigeants de l'institution, en dépit des relations qu'il entretient au vu et su de tous avec les jeunes filles qu'il côtoie quotidiennement. Ses meurtres commis dans l'Yonne le rattraperont des années plus tard, alors qu'il coulait une retraite presque paisible dans le Var, comme le raconte Le Monde.