Une collégienne mise en examen pour violences sur son enseignante

© 2013 AFP

— 

Une adolescente de 13 ans a été mise en examen samedi à Perpignan pour "violences" sur une enseignante qui accuse la collégienne de l'avoir frappée pendant un cours de français jeudi, a-t-on appris auprès de l'avocate de l'élève.
Une adolescente de 13 ans a été mise en examen samedi à Perpignan pour "violences" sur une enseignante qui accuse la collégienne de l'avoir frappée pendant un cours de français jeudi, a-t-on appris auprès de l'avocate de l'élève. — Raymond Roig AFP

Une adolescente de 13 ans a été mise en examen samedi à Perpignan pour «violences» sur une enseignante qui accuse la collégienne de l'avoir frappée pendant un cours de français jeudi, a-t-on appris auprès de l'avocate de l'élève.

L'adolescente a passé la nuit de vendredi à samedi en garde à vue. La veille, elle avait été entendue par la police à partir de 9H00, avant d'être hospitalisée pour examens.

Déférée samedi au parquet de Perpignan, elle est à présent poursuivie pour «violences sur personne chargée d'une mission de service public», a dit son avocate, Me Sarah Monastiri.

La collégienne est rentrée au domicile de sa mère, selon l'avocate qui a affirmé que le parquet avait initialement demandé «le placement en foyer» de l'adolescente mais qu'elle a finalement fait l'objet d'une mesure d'assistance éducative.

Les versions des deux parties différaient sur les violences, survenues jeudi dans la matinée au collège Saint-Exupéry: l'élève de la section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa) avait alors été accusée d'avoir porté une gifle et un coup de poing à son enseignante.

Selon les informations rapportées par la direction de l'établissement à l'Inspection d'académie, l'enseignante aurait répliqué en donnant une gifle à l'élève. Cette dernière, signalée comme potentiellement violente, aurait alors porté des coups supplémentaires à sa professeur.

Samedi, une confrontation a été organisée entre l'enseignante et l'élève. Selon son avocate, la collégienne a reconnu avoir donné la première gifle, mais a assuré avoir agi en réaction à des injures de son enseignante, à l'origine selon elle de l'altercation.

La mère de l'adolescente avait déposé plainte contre l'enseignante «pour violences volontaires sur mineure de moins de 15 ans au sein d'un établissement scolaire» et «menaces et injures». Des examens avaient révélé une perforation du tympan de l'adolescente, pouvant résulter de violences, selon son avocate.

Les enquêteurs devraient entendre la semaine prochaine l'ensemble des témoins.

Le collège Saint-Exupéry, situé dans le quartier du Moulin-à-Vent, compte environ 800 élèves et n'est pas réputé sensible, selon l'Inspection.