Affaire Leonarda: Pour Marine Le Pen, la famille Dibrani n'a «évidemment rien à faire en France»

IMMIGRATION La présidente du FN s'en prend à l'immigration clandestine, à Sarkozy, à Valls, à l'administration, aux lycéens...

avec AFP

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Marine Le Pen lors de son discours à l'université d'été du FN le 15 septembre 2013 à Marseille. 
Marine Le Pen lors de son discours à l'université d'été du FN le 15 septembre 2013 à Marseille.  — BERTRAND LANGLOIS / AFP

Marine Le Pen a demandé vendredi de mettre «un point final à l'affaire Leonarda», la collégienne rom kosovare expulsée, dont la famille n'a selon la présidente du Front national «évidemment rien à faire en France».

«La lutte contre l'immigration clandestine doit enfin être entreprise dans notre pays, après des années de moulinets inefficaces sous Nicolas Sarkozy puis Manuel Valls», plaide dans un communiqué Marine Le Pen, qui se trouve en Suède jusqu'à samedi.

La place des lycéens est «au travail»

«Il faut mettre rapidement un point final à l'affaire Leonarda, qui n'a que trop duré et qui commence à exaspérer nos compatriotes», affirme-t-elle, en jugeant que «cette famille n'a évidemment rien à faire en France, et il n'est pas besoin d'un rapport bâclé et orienté de l'inspection générale de l'administration pour le savoir». Le rapport d'enquête sur les circonstances de l'interpellation de la collégienne doit être remis samedi au gouvernement, qui s'exprimera au cours du week-end sur cette affaire.

«Quant à l'infime partie de la jeunesse française instrumentalisée par des associations immigrationnistes grassement subventionnées par les pouvoirs publics, sa place est au travail, sur les bancs du lycée, et non dans les rues», ajoute la dirigeante du FN en référence aux manifestations lycéennes de soutien à la jeune Rom kosovare.

«Cette affaire Leonarda est un symbole édifiant de la coupure désormais totale entre les préoccupations de la caste au pouvoir et celles du peuple français», estime-t-elle aussi, «à l'heure où notre pays doit faire face à tant de difficultés, au moment où il traverse une crise économique et sociale gravissime».