Affaire Leonarda à revivre en direct: Entre 4.000 et 12.000 manifestants à Paris... Le père de Léonarda veut revenir en France...

E.O. et A.D. avec AFP

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Valérie Trierweiler, le 14 septembre 2013.
Valérie Trierweiler, le 14 septembre 2013. — Lionel Bonaventure/AP/SIPA
Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi. A bientôt sur 20minutes.fr.
16h50: En France, «j'y retournerai même si on me dit non», dit le père
Le père de Léonarda, interrogé par BFMTV a déclaré vouloir revenir en France, pour ses enfants.
«Moi je retourne en France. Pas pour moi, pour les enfants», a-t-il affirmé, «Même si on me dit non». «C'est la France que les enfants ont préféré», explique-t-il en détaillant tous les pays où la famille a vécu (Espagne, Belgique, Allemagne. Hongrie).
16h24: 170 lycées ont été bloqués
Dans la matinée, près de 170 lycées ont été bloqués ou perturbés, selon l'UNL, comme à Dax, Grenoble ou Marseille. A Paris et en proche banlieue, "45 établissements scolaires" ont été bloqués, a indiqué la préfecture de police.

16h20: Entre 4.000 et 12.000 manifestants à Paris
A Paris, la manifestation à l'appel de plusieurs organisations (lycéen, étudiants, parents d'élèves, RESF) a rassemblé 4.000 personnes entre Bastille et Nation, selon la préfecture de police, 12.000 selon le syndicat lycéen UNL.
Selon l'UNL, plus de 10.000 personnes ont également manifesté en province (Marseille, Grenoble, Angers, La Rochelle, Avignon).
«Nous sommes tous des enfants d'immigrés, 2e, 3e génération», «des papiers pour tous», scandaient les manifestants parisiens, brandissant des pancartes «pas besoin de papiers pour étudier», «contre la Valls des expulsions".»

14h05: Anne Hidalgo demande le retour de Khatchik et Leonarda
Anne Hidalgo, candidate socialiste à la Mairie de Paris, demande «avec solennité» le retour de Khatchik et Leonarda.
«C'est au nom des valeurs de la République et de Paris que je demande également que les familles ayant un enfant scolarisé à l'école, au collège ou dans un lycée soient protégées et leur situation administrative soit examinée avec bienveillance au regard de leur volonté d'intégration», a-t-elle dit lors d'une conférence de presse, selon une copie de sa déclaration.

13h59: Danielle Dimonet et Jean-Luc Mélenchon dans la manifestation

13h52: Valls rentre un jour plus tôt pour recevoir  le rapport sur les conditions d'éloignement de Leonarda
«Malheureusement, je repars ce soir parce que le rapport de l'inspection générale de l'administration concenarnt les conditions d'éloignement de Leonarda me sera remis demain» samedi, a déclaré le ministre de l'Intérieur à des journalistes à Pointe-à-Pitre.

13h41: Les lycéens mobilisés
13h39: Face à la grogne, Manuel Valls rentre dès vendredi soir à Paris
Manuel Valls, très critiqué ces derniers jours, écourte sa visite aux Antilles et rentre vendredi soir à Paris.

13h31: Le PG estime que les étudiants sont très mobilisés

12h25: Valérie Trierweiler: «Leonarda n'est pas responsable de ce qu'aurait pu faire son père»
La compagne de François Hollande, en déplacement à Angers ce vendredi, s'est dite «concernée» par l'affaire Leonarda tout en indiquant ne «pas avoir à s'exprimer sur le fond» . Mais «l'école est là pour offrir des chances, l'égalité des chances, elle n'est pas là pour exclure», a-t-elle continué, jugeant que «Leonarda n'est pas responsable de ce qu'aurait pu faire son père».
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11h50: Valls «n’a qu’une idée en tête: Manuel Valls», selon François Delapierre (Parti de gauche)
Commentant sur RFI l'enquête administrative lancée par Manuel Valls sur l'expulsion de la collégienne lors d'une sortie scolaire, le secrétaire national du Parti de gauche François Delapierre a affirmé qu'il «n'en attendait rien, parce que c'est une diversion qui vise à cacher la responsabilité de Manuel Valls».  «Manuel Valls n'a qu'une idée en tête: Manuel Valls, ses sondages, sa future carrière, sa candidature à la présidence de la République. Il faut qu'on en finisse avec ces ministres de l'Intérieur qui sont candidats à la présidence de la République, il faut mettre des ministres de l'Intérieur qui sont candidats à faire leur travail», a conclu le chef du PG, qui a répondu par un «oui» quand on lui a demandé s'il souhaitait la démission de Manuel Valls.
 

11h44: Le PCF «appelle à manifester» avec les lycéens
«Hier, des milliers de lycées sont descendus dans les rues de Paris pour dire non aux expulsions et demander le retour de Khatchik et Leonarda», écrit le PCF dans un communiqué. «Aujourd'hui, ils seront encore présents avec leurs professeurs, parents à 13h, place de la Bastille à Paris. Le PCF soutient la mobilisation et appelle à manifester. Ensemble, exigeons du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays», ajoute-t-il.
 
11h40: Leonarda est la «démonstration de la capacité d’intégration» selon Duflot
 «Le plus important de voir au travers cette histoire, c'est la démonstration de la capacité d'intégration», a déclaré Cécile Duflot, qui s'était opposée fin septembre à son homologue de l'Intérieur sur la question des Roms.  «Elle est presque cinq ans à l'école, elle parle français et chacun l'a entendue avec l'accent franc-comtois, donc je pense que c'est la chance de notre pays, de notre République, cette capacité de faire en sorte que les (...) enfants d'où qu'ils viennent, soient capables de s'intégrer», a dit la ministre, en marge d'une visite à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) consacrée à la lutte contre l'habitat indigne. Interrogé sur un éventuel retour en France de Leonarda, Cécile  Duflot a estimé qu'en cas d'erreur, «c'était une hypothèse qui allait de soi».
 
11h30: Anne Hidalgo va tenir une conférence de presse au sujet des expulsions de lycéens
La candidate socialiste à la mairie de Paris s'exprimera en début d'après-midi à propos des expuslions de Khatchik et de Leonarda.

11h20: L'enquête administrative sur l'affaire Léonarda sera remise au gouvernement dans la soirée
Le gouvernement s'exprimera ce week-end à ce sujet.

11h10: «Beaucoup défilent pour ne pas aller en cours», selon Maxime, lycéen et internaute de 20 Minutes 
Maxime nous a envoyé cette photo prise devant le lycée Dorian (Paris XI). Il précise ne pas partager «le ressenti» des lycéens qui défilent. «Beaucoup le font pour ne pas aller en cours, pense Maxime. C'est vraiment dommage pour ceux qui se sont fait expulser, mais tous les jours des gens se font reconduire à la  frontière. Tous les jours il y a des injustices. Et personnellement, j'ai mon examen de BTS en fin d'année.»



11h05: Pour Chevènement, les lycéens pourraient être manipulés pour déstabiliser Valls
«Il faut rendre attentifs les gens qui sont certainement généreux, quand ils sont jeunes surtout, quelquefois manipulés, il faut le dire. Je parle de lycéens», a dit le président d'honneur du MRC interviewé sur Radio Classique/LCI. «Il est très facile d'utiliser la générosité de la jeunesse pour l'orienter vers certains objectifs démagogiques, pour déstabiliser le ministre de l'Intérieur dont la tâche est rude», a-t-il ajouté.
 

10h15: Demander la démission de Valls est une «surenchère» pour François de Rugy
Le coprésident du groupe des députés EELV était interrogé par i>TELE sur les demandes formulées à gauche, d'un départ du ministre de l'Intérieur, après l'affaire Leonarda. «Il faut bien cerner les questions», a-t-il répondu. Il y a celle de «la gestion des flux migratoires, des expulsions, des régularisations. Nous ne sommes pas forcément d'accord avec Manuel Valls, c'est clair», mais «demander la démission d'un ministre de l'Intérieur, alors qu'on voit bien que c'est une question de gestion judiciaire, policière, administrative, il ne faut pas systématiquement être dans cette surenchère».
Le député écologiste, par ailleurs, ne participera pas aux manifestations de lycéens organisées ce jour, car il ne veut «pas trop mélanger les genres entre les manifestations et notre rôle d'élus». «C'est une initiative de lycéens et je siège toute la journée à l'Assemblée nationale», a-t-il souligné.
 
10h: Théophile nous annonce sur Twitter que le lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement de Paris est concerné par la mobilisation.  .

9h45: Harlem Désir soutient Manuel Valls et dit «comprendre» les lycéens qui manifestent
Sur France 2, le premier secrétaire du PS a affirmé que le ministre de l'Intérieur «n'était pas en cause» car la décision d'interpeller Leonarda - mesure qu'il a qualifiée de «faute» - a été «prise au niveau de la préfecture». Manuel Valls est «un très bon ministre de l'intérieur» qui «fait son travail». Il «est de gauche de par tout son parcours comme de par ses actes» et «va évidemment prendre en compte le résultat de l'enquête qu'il a lui-même demandée, à la demande du gouvernement, à l'inspection générale de l'administration», a dit le chef du PS.
Refusant de donner des «consignes» aux lycéens qui veulent continuer à manifester, Harlem Désir a dit qu'il les «comprenait».  «Je souhaite qu'on les entende», a-t-il ajouté, qualifiant par ailleurs l'histoire de Leonarda de «formidable réussite de la République intégratrice», et louant les efforts de la collégienne pour apprendre le français.
 

>> Lire notre reportage dans la manifestation de jeudi


9h30: Une vingtaine de lycées mobilisés à Paris
C’est ce qu’a indiqué un responsable de la Fidl qui ne souhaite pas donner son nom, citant entre autres les lycées «Charlemagne, Sophie Germain, Maurice Ravel, Hélène Boucher, Arago». Dans ces lycées, les entrées sont souvent partiellement bloquées, avec des rassemblements devant l'établissement. «On laisse une entrée sur le côté, il y a des cours mais les classes sont un peu vides», précise la Fidl.
 

9h25: Vincent Peillon appelle les lycéens à «rentrer dans leurs établissements»
Interrogé sur Europe 1, le ministre de l’Education nationale a demandé aux lycéens mobilisés contre les expulsions de leurs camarades «de rentrer dans les établissements», et «puisqu'ils veulent le droit à l'éducation, de ne pas bloquer ceux qui souhaitent entrer dans leur lycée». «Il n'y a pas de conflit dans le gouvernement», il n'y a «pas de polémique», mais «une politique» (...) c'est d'une part les règles de droit et deuxièmement c'est la «sanctuarisation» de l'école, a-t-il le ministre.