Ayrault et Peillon lancent le Conseil national éducation économie

SOCIETE Le but du CNEE est notamment de réfléchir à «l'articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique»...

avec AFP

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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon installeront vendredi le Conseil national éducation économie (CNEE), destiné à dynamiser les relations entre l'école et le monde économique.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon installeront vendredi le Conseil national éducation économie (CNEE), destiné à dynamiser les relations entre l'école et le monde économique. — Francois Nascimbeni AFP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon installeront ce vendredi le Conseil national éducation économie (CNEE), destiné à dynamiser les relations entre l'école et le monde économique.

Ce conseil est «chargé d'animer une réflexion prospective sur l'articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique» de même qu'un «dialogue permanent entre leurs représentants sur la relation entre l'éducation, l'économie et l'emploi», explique la rue de Grenelle. Il pourra faire des recommandations, donner des avis, solliciter des expertises et porter des projets.

«Favoriser le dialogue et la connaissance des initiatives»

Le CNEE sera présidé par l'ancien patron d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta, qui a occupé plusieurs postes au ministère de l'Education. Il comporte 27 membres, dont cinq chefs d'entreprise comme Jean-Louis Beffa et Henri Lachmann, cinq représentants des employeurs, dont le président du Medef Pierre Gattaz, des secrétaires généraux de syndicats, des représentants de syndicats d'enseignants, des directeurs d'administration et deux présidents de régions.

Parmi les objectifs du Conseil, «favoriser le dialogue et la connaissance des initiatives», car «souvent, il y a des postures de deux côtés, avec de la méfiance parfois, de la méconnaissance souvent», explique le ministère.

L'un des objectifs est de développer des initiatives «qui existent déjà mais qui sont parcellaires», comme davantage de témoignages d'entrepreneurs ou de salariés dans les établissements, scolaires, le développement de mini-entreprises et la promotion de la culture d'entreprendre.

Développer la formation dans des «filières d'avenir»

«Il faut aussi que les entreprises s'ouvrent davantage à nos jeunes, qu'on assure davantage d'offres de stages», souligne le ministère, jugeant pas tout à fait normal qu'on reproche aux jeunes de ne pas connaître l'entreprise, quand ils peinent à trouver des stages, surtout s'ils sont originaires de quartiers défavorisés.

Le développement de l'alternance et de l'apprentissage nécessite aussi un dialogue et une réflexion pour connaître les filières pertinentes, fait-on valoir. Le ministère veut à la fois développer la formation dans des «filières d'avenir» comme le démantèlement nucléaire et «moderniser les filières existantes».

Compte tenu d'une «obsolescence de plus en plus rapide des compétences» il s'agit aussi de donner aux jeunes «un niveau de compétences initiales suffisamment important pour pouvoir évoluer tout au long de leur vie».