Paris: Des militants de Droit au logement délogés de leur campement place de la République

LOGEMENT Les familles s’étaient installées lundi en fin d’après-midi, au moment où se tenait une table ronde qu’elles avaient sollicitée pour évoquer la question du mal-logement...

Aurélie Delaunoy, avec AFP

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La police tente d'expulser des militants du DAL (droit au logement) et des mal-logés installés place de la République à Paris, le 15 octobre 2013.
La police tente d'expulser des militants du DAL (droit au logement) et des mal-logés installés place de la République à Paris, le 15 octobre 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Quelques dizaines de familles sans abri, militantes de l'association Droit au Logement (DAL), qui s'étaient installées lundi sur la place de la République à Paris, ont été délogées mardi par les forces de l'ordre, a annoncé l'association. A 21h30, 70 mal-logés et militants du DAL étaient toujours rassemblés sur la place, et le face-à-face avec les CRS restait tendu.

Des élus étaient également sur place, notamment Julien Bayou (EELV) et Danielle Simmonet (Parti de gauche).

Les familles avaient installé un campement lundi en fin d'après-midi, au moment où se tenait une table ronde qu'elles avaient sollicitée, avec la ville de Paris, la préfecture de région, le ministère du Logement et les bailleurs sociaux, pour évoquer la question du mal-logement. Attendant une réponse à l'issue de cette table ronde, 70 personnes, selon l'association, ont passé la nuit sous des bâches, comme elles l'ont fait à plusieurs reprises depuis plusieurs mois.

Un blessé

La police est intervenue à la mi-journée, procédant à l'interpellation d'une dizaine de personnes, relâchées une heure plus tard, a expliqué à l'AFP le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud. Selon lui, un père de famille a été blessé à l'oreille et une partie des effets personnels des campeurs ont été confisqués.

Le DAL affirme avoir déposé une déclaration de manifestation, et qu'on ne leur a pas signifié d'interdiction de manifester. «Nous avons bien reçu une déclaration, mais pour une occupation d'une semaine, avec l'installation d'une grande bâche, de matelas et de personnes qui dorment sur place. Ce n'est donc pas une manifestation, mais bien une occupation du domaine public, soumise à autorisation. Et là cette demande n'a pas été adressée», a précisé une source à la préfecture de police de Paris. «Ils n'ont donc aucune autorisation», a ajouté cette source.