Ecole: Les parents qui sont pour les nouveaux rythmes scolaires

Delphine Bancaud

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Dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, des enfants participent à  des ateliers dans une école maternelle à Lille, en septembre 2013.
Dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires, des enfants participent à des ateliers dans une école maternelle à Lille, en septembre 2013. — M. LIBERT / 20 MINUTES

Si la réforme des rythmes scolaires est décriée par de nombreux parents d’élèves, d’autres la jugent positivement. Ce qui reflète la diversité de son application dans les villes qui l’ont mise en œuvre dès la rentrée 2013. Après avoir relayé les voix de ceux qui critiquent les nouveaux rythmes scolaires, 20 Minutes a recueilli des témoignages de parents qui en sont plutôt satisfaits.

C’est le cas de Justine, maman de deux enfants à Paris: «Cette nouvelle organisation a donné aux enfants une autre image de l’école. Ce n’est plus uniquement le lieu des apprentissages scolaires, mais aussi un endroit où l’on découvre de multiples activités. Ils sont aussi contents de vivre ces plages de loisirs avec leurs copains.» Comme dans la majorité des villes, la capitale a choisi d’ajouter une demi-journée d’école le mercredi. Ce qui n’a pas été un problème pour Sylvie, maman d’un petit garçon de 5 ans à Paris et internaute de 20minutes.fr: «Comme mon fils allait souvent au centre aéré ce jour-là, ça ne l’a pas traumatisé d’avoir à se lever le mercredi matin».

La classe le matin, pas un problème pour certains

Un avis que partage Margot, mère de deux filles de CE1 et CM2 à Frontignan (Hérault): «J’ai l’impression d’une meilleure continuité dans les apprentissages, car mes filles restent dans le bain scolaire jusqu’au vendredi. De plus, les cours fondamentaux ont lieu le matin, lorsque les élèves sont les plus réceptifs». «Le fait de lisser les apprentissages sur quatre jours et demi donne plus de temps aux élèves pour assimiler les connaissances. On en tirera les bienfaits à la fin de l’année», renchérit Olivier, de Chelles (Oise). Et pour lui, son fils Léo «n’est pas plus fatigué que l’an dernier». «Ma fille est même moins fatiguée de se consacrer à des activités périscolaires l’après-midi que de faire des maths ou du français!», ajoute Justine.

Certains parents sont aussi satisfaits de la qualité des ateliers proposés. C’est le cas de Margot: «Le programme est ultra-varié: judo, karaté, danse portugaise, salsa, foot, basket, hand, traditions du Languedoc. Pour un peu, je retournerais bien à l’école!», s’enflamme-t-elle. Hélène, maman de trois enfants scolarisés à  Saint Amé (Vosges), apprécie aussi l’éventail proposé: «Ils ont le choix entre zumba, chorale, découverte de la commune, citoyenneté et vivre ensemble, éveil musical,  orientation , sport et santé. Ça va vraiment leur permettre d’élargir leur culture générale», se félicite-t-elle.

Dans certaines écoles, comme celle de Léo à Chelles, les enfants ont des activités périscolaires tous les jours et à chaque fois des différentes. «Pas de risque qu’ils se lassent de l’une d’elles, d’autant que les intervenants sont vraiment de qualité. Il faut dire que la Mairie a pris un an pour les recruter», souligne Olivier. Et alors que les ateliers mis en place en maternelle ont souvent été critiqués par les parents, Sylvie trouve ceux proposés à son fils très adaptés à son âge: «Dans l'atelier "libre de faire" qu'il adore, il fait de la pâte à modeler, des legos, du dessin… Et le  vendredi, il s’initie à plusieurs sports. C'est là qu'il a appris à faire du vélo sans les petites roues. Avec moi, il ne voulait pas essayer!» Du coup, certains ateliers suscitent des nouvelles vocations chez les enfants qui veulent même les approfondir… à l’extérieur de l’école.