Une surveillante pénitentiaire écrouée pour trafic de téléphones

PRISON Une surveillante de la maison d'arrêt d'Epinal faisait passer aux détenus des portables et de l'alcool...

avec AFP

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Google map d'Epinal.
Google map d'Epinal. — Google map

Une surveillante pénitentiaire de la maison d'arrêt d'Epinal soupçonnée d'avoir remis plusieurs téléphones portables et de l'alcool à des détenus a été placée en détention provisoire à Strasbourg, a-t-on appris mardi de source judiciaire. «Elle a été mise en examen par un juge d'instruction pour corruption passive et introduction en détention d'objets illicites par personne dépositaire de l'autorité publique», a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Epinal, Etienne Manteaux.

Signalement de deux détenus

L'enquête, menée par la police judiciaire de Nancy saisie par un juge d'instruction, avait commencé en novembre 2012, à la suite du signalement de deux détenus. La fonctionnaire de 41 ans, placée en garde à vue la semaine dernière, a nié l'ensemble des faits. Il lui est reproché d'avoir introduit des téléphones portables «et, plus marginalement, de l'alcool», a précisé le procureur.

Eviter que les détenus exercent des pressions sur des témoins

«C'est d'autant plus grave qu'une maison d'arrêt accueille des prisonniers placés en détention provisoire, c'est-à-dire incarcérés pendant l'enquête pour éviter qu'ils exercent des pressions sur des témoins», a-t-il souligné. Surveillante depuis une dizaine d'années, la suspecte était en poste à Epinal depuis six ans, sans avoir jusqu'alors jamais fait parler d'elle.