VIDÉO. Mort de migrants: Il faut «faire en sorte que les politiques sociales soient moins attractives», selon Hortefeux

POLITIQUE L'ex-ministre de l’Immigration estime que les pays européens envoient des «mauvais signaux» aux migrants...

avec AFP

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L'ancien ministre Brice Hortefeux estime samedi dans Le Figaro qu'avec le programme de François Hollande "ce ne sont pas les +riches+ qui vont être touchés mais les +classes moyennes+ qui seront pressurées".
L'ancien ministre Brice Hortefeux estime samedi dans Le Figaro qu'avec le programme de François Hollande "ce ne sont pas les +riches+ qui vont être touchés mais les +classes moyennes+ qui seront pressurées". — Patrick Kovarik afp.com

L'ancien ministre Brice Hortefeux a suggéré ce mardi de rendre moins attractives les politiques sociales vis-à-vis des immigrants, pour éviter des mouvements de population qui provoquent des morts comme à Lampedusa.

Pour retrouver l'interview de Brice Hortefeux en intégralité, cliquez ici.

Interrogé par RTL sur ces naufrages à répétition, l'eurodéputé, qui fut dans le gouvernement Fillon en charge de l'immigration, a estimé qu'il y avait d'abord un volet national, même si «la réponse doit être européenne». «Nous allons très exactement dans la mauvaise direction. On augmente l'immigration familiale, on diminue les reconduites de clandestins, on augmente les régularisations et on élargit l'accès à la nationalité. Autant de mauvais signaux».

«On n'a plus les moyens de faire cela»

Il faut «faire en sorte que les politiques sociales de nos pays soient moins attractives», a-t-il recommandé, en citant l'Aide médicale d'Etat accessible «y compris à des personnes venues sur le territoire sans respecter nos règles».

«Cela coûte un demi-milliard d'euros et c'est totalement gratuit alors que pour les Français, il y a des franchises» pour se soigner.

«On n'a plus les moyens de faire cela», selon le proche de Nicolas Sarkozy.  Il a encore recommandé d'aller vers «une police aux frontières totalement européenne».

Dialoguer avec la Tunisie et la Libye

Enfin, aux yeux de Brice Hortefeux, «il faut engager le dialogue avec les pays sources et de transit». Exemple: le Sénégal, «qui a engagé une politique de pédagogie indiquant que l'Europe n'est plus l'Eldorado et qu'il est dangereux de s'y rendre».

Il faut aussi dialoguer avec des pays comme «la Tunisie et la Libye» où il faut «un financement de l'UE pour empêcher le départ des embarcations».

«Depuis six mois, il n'y a pas eu une initiative, une décision, une prise de parole du président de la République sur ce sujet», a accusé le député européen.