Rythmes scolaires: Delanoë promet des améliorations à Paris

PARIS L'opposition UMP, centriste, et les élus du Front de gauche ont dénoncé l'«échec» de la réforme Peillon...

avec AFP

— 

Bertrand Delanoë à Paris le 30 novembre 2012.
Bertrand Delanoë à Paris le 30 novembre 2012. — PRM/SIPA

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, sous le feu des critiques de son opposition à propos de la réforme des rythmes scolaires, s'est engagé lundi à améliorer son application dans la capitale, n'excluant pas des assouplissements pour les élèves de maternelle.

«Nous allons mettre toute notre énergie pour que ce qui doit être amélioré le soit», a déclaré le maire en conclusion d'un vif débat au Conseil de Paris, où l'opposition UMP, centriste, et les élus du Front de gauche ont dénoncé l'«échec» de la réforme Peillon. Elle a été appliquée à Paris dès la rentrée 2013 comme dans 17% des communes du pays comptant au moins une école.

Dans les écoles parisiennes, un «carnet de liaison» permettant par exemple que l'absence d'un enfant soit communiquée à la bonne personne -enseignant ou animateur d'une activité périscolaire- va être mis en place au retour des vacances de Toussaint. Entre les parents et l'école, «en effet le dialogue et l'information n'ont pas été suffisants», a reconnu Colombe Brossel, adjointe au maire chargée de la vie scolaire.

Critiques au Conseil de Paris

D'autre part, «une évaluation» du dispositif en vigueur en maternelle va être menée par un organisme indépendant, avec des propositions à remettre d'ici au 31 décembre. Selon Colombe Brossel, «le focus sera mis principalement sur la petite section» de maternelle, où le suivi des activités périscolaires du mardi après-midi et du vendredi après-midi perturbe parfois la sieste.

La fatigue et la perte de repères des enfants de maternelle avec la semaine de quatre jours et demi ont compté parmi les critiques les plus récurrentes, reprises par la droite parisienne à moins de six mois des municipales.

«Enfants pris en otage», «cobayes», «manque d'information des parents sur les ateliers», «pas de transparence sur les choix des animateurs»: les conseillers UMP comme Jean-Baptiste Menguy n'ont pas été avares de critiques à l'occasion de cette première réunion du Conseil de Paris depuis la rentrée scolaire.

«Passage en force»

Jean-Pierre Lecoq, maire UMP du VIe arrondissement, a demandé la suspension de l'application de la réforme aux maternelles.

«Parce que vous avez échoué, en 2014 il nous reviendra calmement, de façon responsable, de remettre les écoles de la capitale en bonne marche, avec un vrai projet utile pour les petits parisiens», a déclaré Pierre-Yves Bournazel, porte-parole de la candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet, lui-même prétendant au poste de maire du XVIIIe.

Les élus FG (communistes et du Parti de gauche), par la voix d'Emmanuelle Becker, ont rappelé leur opposition à une application dès 2013, souhaitant davantage de concertation avec les enseignants, et ont déploré «un passage en force qui met l'école sens dessus dessous».

L'antenne parisienne du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, qui demande l'arrêt du dispositif actuel et une réécriture du décret sur la réforme des rythmes pour l'assouplir, appelle à un rassemblement à 17h30 devant l'Hôtel de ville.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.